ème plan quinquennal pour le développement économique et social national de la République Populaire de Chine’ révèle que les autorités chinoises ont approuvé la mise en œuvre de trois nouveaux projets hydroélectriques sur le cours principal du Brahmapoutre dans la Région Autonome de Tibet. » Selon elle, les rapports précisent que Zangmu, entré en exploitation en octobre, est une centrale hydroélectrique au fil de l’eau d’une puissance de 510 MW. Sushma Swaraj rappelle que le gouvernement indien, en collaboration étroite avec les différents gouvernements des autres états indiens utilisateurs des eaux du Brahmapoutre, notamment celui d’Assam, continue à contrôler le débit de l’eau du fleuve pour être en mesure de détecter rapidement toute anomalie, et ce afin que des mesures préventives et correctives puissent être prises pour sauvegarder les moyens d’existence des habitants des états d’Inde concernés. « Différentes questions liées aux fleuves transfrontaliers font l’objet de discussions avec la Chine dans le cadre du Mécanisme d’Experts (ELM) établi en 2006 entre l’Inde et Chine, » a-t- elle signalé, ajoutant que la 9ème rencontre de l’ELM s’était tenue à Pékin en mai 2015. « En vertu du Mémorandum d’entente sur le renforcement de la coopération en matière de fleuves transfrontaliers, signé en 2013, le gouvernement indien reçoit de la Chine des données hydrologiques sur le Brahmapoutre. » La ministre a indiqué qu’en tant qu’état riverain situé en aval, avec des droits d’accès reconnus aux eaux du fleuve, l’Inde avait communiqué son point de vue et ses inquiétudes aux autorités chinoises, y compris aux plus hauts niveaux du pays. « L’Inde a exhorté la Chine à garantir qu’aucune activité en secteur amont du fleuve ne porte atteinte aux intérêts des états situés en aval, » a-t-elle fait savoir. Sushma Swaraj a aussi déclaré que la question avait été abordée lors de la visite du Premier Ministre, Narenda Modi, en Chine au mois de mai. « Les deux camps se sont mis d’accord pour renforcer la coopération en matière de fourniture de données hydrologiques durant la saison des crues, et pour échanger leurs points de vue sur d’autres questions d’intérêt commun au travers de l’ELM, » a-t-elle ajouté. Traduction Christine Heubert pour France Tibet]]>

