D’après une source fiable du TPI, début avril 2026, les autorités chinoises interdisaient aux Tibétains de concevoir des logos intégrant des symboles religieux ou la langue tibétaine. Cette interdiction représentait un défi majeur pour les créateurs de logos tibétains, l’enregistrement des logos liés au Tibet prenant quatre à cinq mois. La source précisait que les Tibétains n’étaient pas autorisés à utiliser de symboles bouddhistes ni la langue tibétaine dans leurs créations.
Le Parti communiste chinois (PCC) a renforcé les restrictions sur l’usage de la langue tibétaine en introduisant la « Loi sur l’unité », un texte législatif qui contrevient à sa propre Constitution. L’article 4, paragraphe 4, de la Constitution de la République populaire de Chine stipule que « tous les groupes ethniques ont la liberté d’utiliser et de développer leurs propres langues parlées et écrites, et ils ont la liberté de conserver ou de réformer leurs propres coutumes et traditions ».
Une société gouvernementale de Pékin chargée de la création de logos a refusé aux Tibétains, début avril 2026, le droit de créer des logos contenant des symboles religieux ou la langue tibétaine. Les Tibétains ont été informés qu’ils ne pouvaient pas utiliser de symboles bouddhistes ni la langue tibétaine dans les logos lors de l’enregistrement de petites entreprises ou de restaurants.
Les Tibétains rencontrent des difficultés particulières pour enregistrer une petite entreprise ou créer un logo, car les démarches sont plus complexes que pour les citoyens chinois. C’est un exemple de discrimination à leur encontre par les autorités chinoises. La République populaire de Chine discrimine les Tibétains non seulement sur les plans économique, de l’emploi et de la fonction publique, mais aussi en raison de leur langue, de leur religion et de leur culture. Comment peut-on affirmer que « les Tibétains sont heureux » en Chine alors que la discrimination et la répression sont omniprésentes ?
Selon Dawa Tsering, spécialiste du Tibet, la nouvelle loi chinoise représente la plus grande difficulté et la plus grande épreuve pour les Tibétains. Elle marque une grave détérioration de la situation, car c’est la première fois que les autorités chinoises promulguent une loi interdisant l’usage de la langue tibétaine. En réalité, les autorités de la RPC ont pratiqué, et continuent de pratiquer, des activités oppressives visant à éradiquer l’identité tibétaine, notamment sa langue, sa religion et sa culture. Cette nouvelle législation semble avoir pour but d’anéantir l’identité tibétaine en fermant les écoles tibétaines, en interdisant l’enseignement de matières en tibétain et en contraignant des millions d’enfants tibétains à fréquenter des internats chinois où seules la culture chinoise et les idéologies des dirigeants chinois sont enseignées. Il s’agit là de la situation la plus critique pour les Tibétains au Tibet.

