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05/05/16 | 10 h 23 min par Yeshe Choesang

La Chine parle de "l'élection" tibétaine comme n' étant qu’une « grosse farce politique »

Tibet-Map

n’avait aucune légitimité et que son « élection » n’était rien d’autre qu’une « grosse farce politique, » ont rapporté mercredi les médias gérés par l’État ,  Xinhua. Le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères, Hong Lei, s’est exprimé lors de l’annonce des résultats de « l’élection » finale par les officiels tibétains, le 27 avril 2016. Il a ajouté que « le Gouvernement en exil » prétendu n’est reconnu par aucun pays. Quant à la demande par le «Gouvernement en exil» qu’il y ait moins de Tibétains en exil qui partent en Inde,- [phénomène ] dû à des obstacles causés par le département de la Sécurité nationale de la Chine -, Hong a répondu que « ce seul argument reflète l’impopularité des groupes séparatistes tibétains étrangers. » Le Dr Lobsang Sangay a été réélu comme Sikyong à l’Administration Centrale Tibétaine – CTA – avec comme espoir – que le leader politique démocratiquement élu poursuivra vigoureusement – l’autonomie véritable pour tous les Tibétains vivant dans les trois provinces traditionnelles du Tibet, dans le cadre de la République Populaire de Chine. Plus de 150 000 Tibétains réfugiés existent dans le monde entier, une majorité d’entre eux étant en Inde. Avec plus de 90 000 électeurs enregistrés, presque 60 000 d’entre eux ont voté le 20 mars. Des officiels de l’élection se sont exprimés le 27 avril en déclarant que le Dr Sangay avait été réélu comme Sikyong (leader politique / Premier Ministre). Les officiels ont aussi déclaré que  45 parlementaires ont été élus ( la majeure partie d’entre eux faisant partie de la jeune génération).

Le Dr Sangay, 47 ans, est né et a grandi en Inde. Il a battu  par 57 % des voix son seul rival, le porte parole du Parlement tibétain en exil,  M. Penpa Tsering, selon les responsables officiels de l’élection tibétaine à Dharamshala, la ville indienne du nord de  l’inde , où la CTA est basée. Sangay et Tsering ont repris l’approche  de  » la Voie du Milieu «  préconisée par Sa Sainteté le Dalaï-lama, 80 ans, qui recherche  » l’autonomie véritable «  pour le peuple tibétain vivant dans les trois provinces traditionnelles du Tibet,  plutôt que l’indépendance de la Chine. Cependant, le CTA n’est rien de plus que le Gouvernement du Tibet qui avait été forcé d’accepter le 17ème point dans l’accord de 1951.

La Chine a gouverné le Tibet avec une poigne de fer depuis que des troupes chinoises ont envahi le Tibet en 1949. Après cette invasion, le Tibet a été divisé en six parties dont cinq ont été incorporées dans les provinces chinoises voisines. Ce à quoi la Chine se réfère car le Tibet n’ est de nos jours qu’une petite partie du Tibet original, aussi nommé la Région Autonome du Tibet (TAR). La TAR couvre une zone allant de 122 200 m2, au Tibet 850 000 m2, grossièrement la taille de l’Europe occidentale. La TAR est strictement dirigée par le Parti Communiste Chinois, avec l’assistance active de l’armée. Les règles du Parti sont mises en places via des Bureaux  représentatifs dans chaque province, région autonome et préfecture autonome. Les politiques de la région sont élaborées par le Parti.. La Chine applique la panoplie complète du Parti et les bureaux gouvernementaux  de l’ Administration de la TAR  sont soumis à Pékin. Rien qu’à Lhassa, plus de 60 départements et comités sont directement connectés aux Bureaux nationaux de Pékin. Ainsi, la TAR n’ est « autonome » que sur le papier.  En réalité, la TAR a moins d’autonomie que les provinces chinoises. Le Secrétaire du Parti, le poste le plus haut placé de la TAR, n’a jamais été tenu par un Tibétain. Traduction de Marie CLERGEAU pour France Tibet]]>