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22/12/20 | 21 h 17 min par JM AFP

LA HAYE : La Cour Pénale Internationale refuse d’enquêter sur la minorité musulmane ouïghoure en Chine

La Cour Pénale Internationale (CPI), chargée de juger les personnes accusées de génocide, a expliqué qu’il était impossible pour elle d’enquêter sur les Ouïghours, la Chine n’étant pas membre de la CPI.

Les procureurs de la Cour pénale internationale (CPI), basée à La Haye, ont refusé d’enquêter sur la situation de la minorité musulmane ouïghoure dans la région chinoise du Xinjiang, la Chine n’étant pas membre de la CPI, selon un rapport publié ce lundi.

Le bureau de la procureure générale de la CPI, Fatou Bensouda, a expliqué que s’agissant de faits commis en territoire chinois et la Chine n’étant pas signataire du traité de Rome qui a créé la CPI en 2002, une telle enquête était impossible.

« Cette condition préalable à l’exercice de la juridiction territoriale de la Cour ne semble pas réunie en ce qui concerne la majorité des cas présentés » par des membres de la communauté ouïghoure en exil, a fait valoir le bureau de la procureure dans son rapport.

En outre, en ce qui concerne des déportations forcées de populations ouïghoures vers la Chine en provenance du Tadjikistan et du Cambodge dénoncées par la communauté ouïghoure, le bureau de la procureure a estimé qu’ « il n’y avait pas à ce stade d’éléments suffisants » pour lancer des enquêtes.

Les membres de la communauté ouïghoure en exil estimaient eux que le Tadjikistan et le Cambodge étant parties prenantes au Traité de Rome et les faits s’étant déroulés sur leurs territoires, la CPI pouvait lancer des enquêtes sur ces déportations dénoncées.

Une minorité ethnique ciblée par le régime de Pékin

Les Ouïghours constituent le principal groupe ethnique du Xinjiang, une immense région de la Chine qui a notamment des frontières communes avec l’Afghanistan et le Pakistan. Régulièrement frappée par des attentats meurtriers, attribués par Pékin à des séparatistes ou des islamistes ouïghours, la région est sous haute surveillance policière.

Plus d’un million de personnes, principalement musulmanes, y ont été internées dans des « camps », accusent des organisations de défense des droits de l’Homme. La Chine affirme qu’il s’agit de « centres de formation professionnelle », destinés à aider la population à trouver un emploi et ainsi l’éloigner de l’extrémisme religieux.

 Note de France -Tibet et Illustration Il est important de rappeler que les produits « made in China  » commandés par  les clients européens et acheminés  via les BRI – Trains des Routes de la Soie – sont fabriqués  – pour leur majorité – par  sans doute plus d’ un million  de prisonniers  contraints dans les camps de concentration aux travaux forcés,  imposés aux citoyens  ouïghours  et  tibétains  sous  des prétextes fallacieux :  « rééducation politique » pour les Ouïghours et « lutte contre la pauvreté » pour les  Tibétains …; sans oublier nombre de citoyens  Hans, coupables de dissidence, qu’ils soient avocats, écrivains, artistes ou simples contestataires … Tout ce business est fort juteux pour Pékin,  en violation totale des droits fondamentaux et même de la Constitution chinoise … sans vergogne ! Les Etats européens achètent sans état d’ âme … en dépit de ce véritable crime contre l’ Humanité, voire génocide.  Silence assourdissant, comme il est malheureusement coutume d’ entendre … Les Institutions internationales restent muettes et tous les alibis sont bons à présenter à n’ importe quelle sauce … plutôt amère !   Crimes à répétition et en toute impunité donc … En conclusion : « sous le regard d’un pouvoir politique tétanisé par les risques de représailles commerciales d’un partenaire devenu incontournable. »* (* citation de  « France-Chine. Les liaisons dangereuses », Antoine Izambard, chez Stock.) https://www.lefigaro.fr/vox/economie/antoine-izambard-la-chine-est-le-pays-le-plus-agressif-envers-nos-entreprises-20191031  
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