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22/06/26 | 16 h 44 min par Jacques Follorou

La France fait fermer des « stations de police » clandestines chinoises sur son territoire

La France fait fermer des « stations de police » clandestines chinoises sur son territoire

Neuf structures, pilotées en France par le ministère de la sécurité publique chinois, qui les emploie notamment à la traque de dissidents, ont été démantelées depuis le printemps 2025 par les services de contre-espionnage.
La France n’a pas seulement à craindre la menace d’ingérences russes ou iraniennes, elle doit tout autant veiller à contrer l’emprise chinoise sur son territoire. Après un an d’enquête, au début de 2026, les services de contre-espionnage ont ainsi fait fermer neuf « stations de police » clandestines travaillant pour les intérêts de Pékin en France.
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Selon le ministère de l’intérieur, trois « chefs » de ces commissariats fantômes, de nationalité chinoise, ont fait l’objet de mesures d’expulsion. Ils étaient chargés, notamment, de contrôler la diaspora chinoise et de traquer les opposants au régime pour les renvoyer de force en Chine. Deux ont déjà été expulsés. Le 9 juin, devant les 2e et 7e chambres réunies du Conseil d’Etat, la rapporteuse publique a demandé la confirmation de la troisième expulsion.

Moins spectaculaire que les opérations de déstabilisation russes, mais tout aussi dynamique, l’activité clandestine de Pékin à l’étranger fonctionne en grande partie par l’intermédiaire de ressortissants n’ayant pas de liens directs avec l’Etat chinois. Une loi de la République populaire du 28 juin 2017 sur le renseignement a créé des contraintes légales imposant aux citoyens et entreprises de Chine de concourir à la collecte d’informations dans le cadre du « Front uni », ce qui fait de tout ressortissant chinois un potentiel espion.

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