que nous avons eues par différents organes de presse, les fonctionnaires consulaires chinois ont contacté les organisateurs de festivals en Espagne, en France et au Royaume-Uni par email, par téléphone, puis en personne, pour les informer des « graves préoccupations » de leur gouvernement, au sujet de la menace pour les relations avec la Chine, que représente ce ballon si ce dernier volait. Il semblerait effectivement qu’actuellement ce soit le plus grand drapeau du monde visible. Saluons le courage des organisateurs de ces festivals qui résistent à la pression et aux menaces. Depuis son vol inaugural en France le mois dernier la montgolfière a de nouveau décollé à Bristol au Royaume-Uni, vendredi dernier.
Pourquoi les autorités chinoises ont-elles peur de ce drapeau ?
Le drapeau tibétain est interdit au Tibet : le posséder, l’exposer ou le faire voler peut conduire à l’emprisonnement et à la torture. Malgré cela, les Tibétains continuent d’utiliser ce drapeau national lors de différentes manifestations. Ce drapeau, faisant partie des plus beaux drapeaux du monde, est devenu un symbole de la protestation et de l’unité des Tibétains à travers le monde. Il est l’identité du mouvement de soutien au peuple tibétain. Ce drapeau est aussi synonyme de résistance, de paix et de non-violence. Les rues au Tibet sont recouvertes de drapeaux chinois. Pékin pour consolider sa suprématie impose que chaque commerce, chaque habitation, chaque lieu de culte fasse voler le drapeau rouge sous peine de devoir s’affranchir d’une amende. Du côté de Pékin ce drapeau est perçu comme un symbole séparatiste qui menace la stabilité de la Chine car il représente surtout le symbole d’une nation qui n’existe pas. Voir ce drapeau suivi par la communauté internationale sur les réseaux sociaux ne ferait que rappeler que le Tibet était un état souverain avant son invasion par la Chine et c’est ce à quoi les autorités chinoises ne tiennent pas vraiment. [caption id="attachment_3339" align="alignnone" width="504"]
Drapeaux Chinois dans la capitale du Tibet, Lhassa – image credit: Woeser.[/caption]

