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02/05/16 | 13 h 25 min

La Syrie, la Chine et la Corée du Nord font partie des pires pays pour la liberté de la presse.

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La Chine est de nouveau classée parmi les pires pays au monde ne respectant pas la liberté de la presse – rejoint par la Syrie, la Corée du Nord et l’ Érythrée – tandis que la Finlande, les Pays-Bas et la Norvège ont gardé leur place parmi les pays les plus ouverts aux médias, selon un rapport de surveillance des médias publié mercredi par Reporters Sans Frontières. « Il est malheureusement clair que de nombreux dirigeants du monde développent une forme de paranoïa concernant le journalisme légitime», a déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières, dans un communiqué accompagnant le rapport, le 20 Avril 2016. Le surveillant des médias a analysé 180 pays à travers le monde. Les dix pires contrevenants étaient Cuba (171ème), Djibouti (172ème), le Laos (173ème), le Soudan (174ème), le Vietnam (175ème) , la Chine (176ème), la Syrie (177ème), le Turkménistan (178ème), la Corée du Nord (179ème) et l’Erythrée (180ème). « Aujourd’hui, il est de plus en plus facile pour les pouvoirs de faire directement appel au public grâce aux nouvelles technologies, et donc il y a un plus grand degré de violence contre ceux qui représentent des informations indépendantes », a ajouté M. Deloire. « Le journalisme digne de ce nom doit être défendu contre l’augmentation de la propagande et du contenu médiatique effectué sur commande ou parrainé par des intérêts particuliers. » L’indice mondial liberté de la presse classe 180 pays sur des indicateurs tels que l’indépendance des médias, l’autocensure, la primauté de l’état de droit, la transparence et les abus. Le total mondial a augmenté, ou s’est aggravé, de près de 4 % depuis l’an dernier, et près de 14 % depuis 2013, selon le rapport annuel. Le rapport de cette année classe à nouveau la Chine parmi les pires pays mondiaux en termes de liberté de la presse avec un score de 80,96, derrière la Syrie, qui est classé 177ème dans le monde avec un score de 81,35. Depuis 2008, le gouvernement chinois n’a jamais cessé d’essayer par tous les moyens possibles de garder le Tibet dans un état ​​d’isolement du monde, en interdisant la quasi-totalité des journalistes étrangers, les observateurs internationaux, militants des droits humains, des écrivains et des ONG. Au Tibet aujourd’hui, les écrivains tibétains, intellectuels, musiciens, artistes, écologistes, travailleurs de la santé, et des personnalités religieuses sont arrêtés arbitrairement, emprisonnés et torturés par les autorités chinoises pour avoir simplement publié un article sur un blog, écrit un essai, édité un magazine, envoyé des informations par message texte, ou chanté des chansons qui expriment la souffrance du peuple tibétain. La Freedom House, dans son rapport annuel «Freedom in the World» (Liberté dans le Monde)  communiqué en 2016, a placé le Tibet comme le deuxième pire endroit au monde pour les droits politiques et les libertés civiles. Le Tibet était parmi les 12 pires pays au monde, dans son rapport en 2015. L’arrestation et l’emprisonnement arbitraire de Shokjang sont un exemple simple, qui met en évidence les graves violations de la liberté d’information au Tibet. Druklo, Le blogueur tibétain populaire et intellectuel, plus largement connu sous son nom de plume Shokjang, a été condamné à trois ans, pour des écrits qui auraient été engagés dans des activités séparatistes. Le tibétain de 32 ans, qui a écrit sous le nom de plume « Shokjang » a été inculpé pour avoir dirigé des « mouvements séparatistes » à partir de 2008 et pour des écrits qui auraient été engagés dans des activités séparatistes. Shokjang a récemment écrit une lettre éloquente de sa détention contre sa condamnation à trois ans de prison. La lettre a circulé sur les médias sociaux chinois, a été écrite à la main en tibétain et adressée à la Cour populaire supérieure du Qinghai. Avant sa condamnation, il a été arrêté par la police chinoise, le 18 Mars 2015, dans un hôtel de Rebkong County. Parmi les autres pays d’Asie du Sud, l’Inde est classée 133ème avec un score de 43.17, l’Afghanistan 120ème (37.75), le Pakistan 147ème (48.52), le Sri Lanka 141ème (44.96), Les Maldives 112ème (34.17), le Myanmar 143ème (45.48) et le Bangladesh 144ème (45,94). Le Japon a chuté à la 72ème place en raison de ce que le surveillant a identifié comme de l’autocensure envers le Premier ministre Shinzo Abe, alors que la Finlande a conservé sa première place pour la sixième année consécutive, suivie par les Pays – Bas et la Norvège. Alors que l’Europe est restée la région avec le plus de liberté de presse, Reporters sans frontières a averti que l’utilisation abusive du contre-terrorisme et des mesures de contre-espionnage et les conflits d’intérêts l’avait mis sur « une pente descente ». La Pologne a fortement chuté de la 29ème à la 49ème place en raison du gouvernement qui cherche à restaurer la propriété polonaise des médias étrangers appartenant aux polonais. Et la France a chuté de la 7ème place jusqu’à la 45ème car « la plupart des médias nationaux du secteur privé sont maintenant détenus par une poignée d’hommes d’affaires ayant des intérêts dans les domaines de l’économie sans rapport avec les médias ». Les menaces en Europe contre les journalistes sont liées à la montée du nationalisme qui a engendré des menaces de mort en Suède, lesquels ont chuté de trois places jusqu’à la 8ème, et les attaques contre les journalistes lors des rassemblements antimusulmans en Allemagne (qui ont chuté de quatre points à la 16ème place). « Et enfin, c’est à Paris que l’attaque de Charlie Hebdo a eu lieu le 7 Janvier 2015, une attaque orchestrée du Yémen. Donc, l’Europe était aussi la victime des démons du monde», relate le rapport. L’indice mondial de la liberté de la presse, publié chaque année depuis 2002, mesure le « pluralisme, l’indépendance des médias, la qualité du cadre juridique, et la sécurité des journalistes dans 180 pays», évoque le rapport. Les données proviennent d’un questionnaire, publié en 20 langues et complétés par des experts du monde entier, combiné aux données sur la maltraitance et la violence contre les journalistes. Traduction France Tibet]]>