Menacés d’arrestation Parce que les chefs des villages et les chefs de canton sont directement nommés par les autorités chinoises, les Tibétains locaux n’ont aucun poids ni aucun rôle dans les décisions qui affectent leurs vies, nous informe RFA. Et lorsque les responsables chinois de plus haut niveau se rendent dans la région, les chefs locaux empêchent les Tibétains de s’adresser directement à eux et les menacent d’arrestation s’ils venaient à désobéir. « Ils avancent que les terres appartiennent au Parti Communiste Chinois, et qu’en accord avec les promoteurs, ils peuvent en faire ce qu’ils veulent. » déclare-t-il. « Les habitants ont donc réalisé un film sur les terres saisies pour en appeler aux autorités chinoises supérieures pour qu’elles se préoccupent de leur bien être. » Les projets de développement chinois dans la zone tibétaine ont très souvent mené à des impasses dans lesquelles les Tibétains accusaient les responsables locaux et les entreprises chinoises de s’approprier les terres sans se préoccuper de la vie des populations locales et des conséquences que ces saisies pourraient avoir sur leurs vies. Ces impasses aboutissent presque toujours aux mêmes débouchés : incarcération des opposants, répression violente et pression intense sur la population locale pour qu’elle se plie aux souhaits du Gouvernement. Rapporté par Dolma pour le service tibétain de RFA. Traduit par Dorjee Damdul et Tseten Namgyal. Rédigé en anglais par Richard Finney, traduction France Tibet]]>

