Le voyage du président taïwanais, Lai Ching-te, en Eswatini, petit pays enclavé au sein de l’Afrique du Sud, dernier allié diplomatique de Taïwan en Afrique, était initialement prévu du 22 au 26 avril, pour célébrer les 40 ans de l’accession au trône du monarque despote swasi, le roi Mswati III, ainsi que son 58e anniversaire. Mais le voyage avait été annulé à la dernière minute, lorsque Maurice, les Seychelles et Madagascar ont retiré « sans explication et sans préavis », selon le gouvernement taïwanais, l’autorisation de survol de leur territoire.
« Après plusieurs jours de planification minutieuse par nos équipes diplomatiques et de sécurité nationale, nous sommes arrivés sains et saufs aujourd’hui, a écrit le président taïwanais sur sa page Facebook, à son arrivée sur le continent africain. Le peuple taïwanais, épris de liberté et de paix, ne cherche pas la confrontation, mais n’abandonnera jamais son aspiration à s’ouvrir au monde. » Le président Lai, élu en janvier 2024, à la tête du parti progressiste démocratique déjà au pouvoir depuis 2016, confirme par ce geste sa réputation d’homme têtu, déterminé à résister aux pressions.
Le président taïwanais Lai Ching-te a annoncé être arrivé samedi en visite officielle en Eswatini, un petit Etat enclavé d’Afrique australe et le seul allié diplomatique de Taipei en Afrique, dans un message posté sur son compte officiel Facebook.
Le président Lai Ching-te devait initialement se rendre en Eswatini du 22 au 26 avril mais il avait dû renoncer à son déplacement, après que plusieurs pays africains eurent révoqué leurs autorisations de survol à la suite d’une « pression intense » de Pékin, notamment économique, avait alors expliqué un de ses plus proches conseillers.
« La visite, initialement prévue le 22 avril, a été reportée en raison de facteurs externes imprévus. Après plusieurs jours de planification minutieuse par nos équipes diplomatiques et de sécurité nationale, nous sommes arrivés sains et saufs aujourd’hui », écrit le président sur son compte Facebook.
« J’espère que cette visite contribuera à approfondir davantage l’amitié entre Taïwan et l’Eswatini grâce à des liens économiques, agricoles, culturels et éducatifs plus étroits, et à promouvoir la coopération internationale de Taïwan », ajoute-t-il.
L’Eswatini, anciennement connu sous le nom de Swaziland, fait partie des 12 pays qui reconnaissent encore la souveraineté de Taïwan, tandis que la Chine a convaincu les autres de rompre leurs relations diplomatiques avec Taipei au profit de Pékin.
L’Eswatini est devenu le seul allié africain de l’île en 2018, lorsque le Burkina Faso a choisi de reconnaître la Chine au lieu de Taïwan.
La Chine considère Taïwan comme faisant partie de son territoire et s’oppose à sa participation aux organisations internationales et aux échanges avec des pays tiers. Elle n’exclut pas de recourir à la force pour en prendre le contrôle.
M. Lai devait se rendre en Eswatini en avril à l’occasion du 40e anniversaire de l’accession au trône du roi Mswati III et de son 58e anniversaire.
Mais il avait dû se résoudre à reporter sa visite après que les Seychelles, Maurice et Madagascar eurent révoqué leurs autorisations de survol « de manière inattendue et sans préavis » à la suite de pressions de Pékin, selon la présidence taïwanaise.
C’est finalement le ministre des Affaires étrangères Lin Chia-lung qui avait représenté Taïwan aux cérémonies du 40e anniversaire de l’accession au trône du roi Mswati III.
Photo : Le président taïwanais, Lai Ching-te, et Mswati III, roi d’Eswatini, dans le grand hall Mandvulo, près de Manzini, le 2 mai 2026. TAIWAN PRESIDENTIAL OFFICE VIA REUTERS
