Le premier site d'actualit? sur le Tibet

www.tibet.fr

12/06/25 | 21 h 02 min par Recueilli par Xavier Sota

« Le Tibet n’est pas plus chinois que l’Algérie et le Sénégal n’étaient français » : Alain Anziani publie « Chroniques du Tibet

Chroniques du Tibet

« Le Tibet n’est pas plus chinois que l’Algérie et le Sénégal n’étaient français » : Alain Anziani publie « Chroniques du Tibet

Matthieu Ricard et Alain Anziani lors du vernissage de l’exposition de photos du moine à la Vieille-Église de Mérignac, en 2021 © Crédit photo : Jean-Maurice Chacun

Alain Anziani, ex-maire PS de Mérignac et ancien vice-président du groupe d’information sur le Tibet au Sénat, qui ne fait pas mystère de son intérêt pour la philosophie bouddhiste, publie « Chroniques du Tibet », une promenade historique, politique et spirituelle au pays des neiges éternelles.

Alain Anziani vient de rendre son mandat de maire de Mérignac. Figure du PS en Gironde, il nourrit depuis ses études de philosophie une fascination pour les religions orientales en général, et le bouddhisme en particulier. Vice-président du groupe d’études sur le Tibet quand il siégeait au Sénat (2008-2017), il s’est pris de passion pour ce pays. Il publie « Chroniques du Tibet » (1), un portrait en 36 tableaux du « pays des neiges éternelles », situant son récit dans les moments clés de son histoire, du VIe siècle à nos jours. Le livre traite aussi de la vie quotidienne des Tibétains, sa médecine, de la place des femmes dans le bouddhisme… Alain Anziani s’est rendu à cinq reprises dans cette région. Il a également noué une relation d’amitié avec le moine Matthieu Ricard qui signe la préface.

Sur le même sujet

Le Tibet est pour moi une terre mystérieuse. L’immensité de l’Himalaya, ses fleuves, ses lacs si proches du ciel fascinent. Le bouddhisme tibétain intrigue. La résistance de tout un peuple interroge. Quelle fascination dans ces temples et monastère, au Jokhang, cathédrale du bouddhisme, au Potala, résidence des dalaï-lamas ! La piété de ce peuple me touche, moi qui suis non-croyant. La culture tibétaine impressionne comme ces cimetières du ciel où le corps des morts sont offerts à la voracité des vautours, ce qui fit dire à l’explorateur Thomas Manning : « Les gens du Tibet ne mangent pas les oiseaux… Au contraire, ils laissent les oiseaux les manger. »

Le Tibet est-il chinois ?

Le Tibet n’est pas plus chinois que l’Algérie ou le Sénégal n’étaient français. Les deux nations ont des histoires différentes. Les rois du Tibet ont été les grands rivaux de la Chine. Au VIIIe siècle, Trisong Detsen a même occupé la capitale chinoise (aujourd’hui Xian). Leur langue, leur écriture, leur religion sont différentes. Pour comprendre la relation entre les deux pays, il faut remonter au XIIIe siècle. Les Mongols qui dominent alors la Chine sont fascinés par le savoir tibétain, leur médecine, les arts divinatoires et leur magie. Ils concluent un accord avec les Tibétains qui s’engagent à les initier à ces pouvoirs spirituels en contrepartie de leur protection militaire. Trois siècles plus tard, le pacte est approfondi. Altan Khan…