Rassemblement à Paris 7è le 01.10.2026 17H PLACE ANDRÉ TARDIEU
Le Club des Taiwanais
Bonjour à toutes et à tous,
Merci beaucoup aux organisateurs de me donner la parole.
Aujourd’hui, en tant que responsable du Club des Taïwanais, je suis fier de me tenir à vos côtés pour soutenir le combat persistant de tous les peuples de la liberté contre la dictature du gouvernement chinois.
Le 1er octobre, ce jour-là, est une date importante pour nous. Il ne s’agit pas du tout de célébrer la naissance d’un régime totalitaire déguisé en révolution populaire. Notre rassemblement constitue, ici et maintenant, un acte courageux pour nous lever contre un État oppresseur qui ose glorifier, chaque année à la même date, sa propre dictature. Notre présence aujourd’hui est donc un acte de résistance pure face à toute violence, injustice et oppression que la dictature du gouvernement chinois impose au peuple de la liberté.
Toutes les victimes de la dictature chinoise subissent et connaissent dans leur chair la férocité systématique de sa machine oppressive. Cette machine porte en effet le nom de « colonisation ». La Chine exerce son pouvoir totalitaire à travers la machine de la colonisation à la fois interne et externe, locale et globalisée. C’est la colonisation qui se déploie par l’agression policière, le harcèlement militaire, le nettoyage culturel, le contrôle technologique et économique. Sous la tyrannie de ce régime dictatorial et colonisateur, la liberté est détruite, l’égalité se voit écrasée et la diversité culturelle et écologique est méthodiquement anéantie.
Les crimes du gouvernement chinois sont immenses. Les Tibétains, les Ouïghours, et les dissidents chinois subissent au quotidien l’oppression, la stérilisation forcée, la destruction de leur héritage culturel et l’horreur planifiée des camps de concentration. À Hong Kong, la loi draconienne de Xi Jinping a totalement étouffé la liberté d’expression et brisé l’espoir du peuple pour la démocratie. Et nous, les Taïwanais, aux côtés des Vietnamiens, des Birmans et de tous les peuples voisins, nous faisons face chaque jour aux intimidations militaires, aux attaques de désinformation et aux interférences politiques et économiques du gouvernement chinois.
Récemment, la nouvelle loi sur l’unité ethnique de la Chine s’est déjà déployée comme une véritable arme législative. Le régime totalitaire chinois ne dissimule même plus son ambition de colonisation bien au-delà de ses frontières. Nous, les Taïwanais, sommes en première ligne de cette menace politique. L’obsession de Xi Jinping à effacer notre nom des stades internationaux est un acharnement bien évidemment permanent. Mais aujourd’hui, une dure réalité éclate devant nos yeux : entre 2024 et 2026, plus de deux cents Taïwanais ont été jetés en prison et plus de cent soixante ont disparu en Chine. Pire encore, alors que nos élections municipales à Taiwan approchent, le gouvernement chinois tente d’acheter des complicités et d’étendre sa main de fer politique pour saboter notre démocratie.
Le 1er octobre est une date cruciale. Une date où nous nous rassemblons ici pour opposer notre refus à la dictature, à la colonisation et au rêve nationaliste chinois de la réunification. C’est bien ce rêve affreux, ce cauchemar d’armes et de violence qui met sans cesse en danger la liberté, l’indépendance et la démocratie de Taïwan, de tous les pays voisins et de tous les peuples solidaires espérant l’émancipation.
Aujourd’hui plus que jamais, nous devons résister au régime liberticide et anti-démocratique de Xi Jinping.
C’est pour cela, qu’il faut dire NON à la dictature chinoise.
C’est pour cela, qu’il faut dire NON à toute la complaisance et à l’indifférence envers les crimes contre l’humanité commis par Xi Jinping.
Levons-nous contre la colonisation démesurée de la Chine.
Levons-nous contre toute la violence et tous les mensonges issus de la dictature du gouvernement chinois.
Liberté pour Tibet !
Liberté pour le Turkistan Oriental !
Liberté pour Hong Kong !
Debout pour Taiwan !
Merci à tous, merci pour votre force et votre présence !
Tibetan Youth Congress
En gors, le président de TYC ( Tibetan Youth Congress ) France a mis en avant les efforts incessants déployés par la Chine, depuis l’occupation, pour effacer tout ce que représente le Tibet : notre langue, notre culture, notre liberté et notre histoire. C’est pourquoi il tenait à s’exprimer en tibétain, afin que l’ambassade de Chine entende notre langue pour dire que la Chine ne réussira pas. Pour être présent, débout avec le drapeau tibétain, qui est interdit au Tibet. Pour être présent aux côtés d’autres communautés et se tenir à leurs côtés afin de faire entendre notre voix et de résister au gouvernement chinois.
Communauté des Ouighours de France
Discours, Ambassade de Chine, Paris, 1er octobre 2026
Mesdames, Messieurs, chers amis,
Aujourd’hui, derrière ces murs, on célèbre. On lève des verres, on hisse des drapeaux, on parle de paix, de prospérité et d’harmonie.
Nous, nous sommes venus rappeler ce que cette date signifie pour nous.
Pour le peuple ouïghour, le 1er octobre n’est pas une fête. C’est le début d’une nuit qui dure depuis 77 ans. En 1949, notre terre, le Turkestan oriental, a été prise. Depuis, Pékin l’appelle « Xinjiang », la « nouvelle frontière ». Mais une terre où l’on vit depuis des siècles n’est pas une frontière. C’est une patrie.
Depuis 77 ans, on cherche à nous effacer.
On a enfermé plus des millions d’hommes et de femmes dans des camps de concentration que Pékin appelle des « centres de formation ».
On a forcé nos frères et nos sœurs à travailler dans des usines, pour des produits vendus jusque dans nos magasins, ici en France.
On a imposé des stérilisations à nos femmes.
On a arraché nos enfants à leurs familles pour les élever loin de leur langue et de leur foi.
On a rasé nos mosquées et nos cimetières, interdit nos prénoms, surveillé chaque rue, chaque téléphone, chaque prière.
Et le régime ne s’arrête pas aux frontières de la Chine. Ici même, en France, il espionne notre communauté, il propage ses mensonges, il exerce ses pressions. Nos familles restées au pays sont prises en otage pour nous faire taire. Beaucoup d’entre nous, dans cette foule, n’ont plus de nouvelles de leurs parents depuis des années.
Mais nous sommes là. Et nous parlons.
Ce n’est pas nous seuls qui le disons. En 2022, les Nations unies ont conclu que ces violations pouvaient constituer des crimes contre l’humanité. La même année, l’Assemblée nationale française a reconnu ces actes comme un génocide.
Alors nous le disons aux représentants de la République populaire de Chine : vous pouvez fermer vos portes, mais vous ne fermerez pas notre bouche. Vous pouvez détruire nos mosquées, mais vous ne détruirez pas notre mémoire. Vous pouvez prendre nos familles en otage, mais vous ne prendrez jamais notre dignité.
Et nous le disons à la France : les mots ne suffisent plus. Nous demandons l’interdiction des produits issus du travail forcé, des sanctions contre les responsables et une protection réelle pour les Ouïghours qui vivent ici.
77 ans d’occupation. 77 ans de résistance.
Notre espoir ne s’est jamais éteint. Nous ne baisserons jamais la tête. Un jour, le Turkestan oriental sera libre, et ce jour-là, nous nous souviendrons de chacun de ceux qui ne se sont pas tus.
Vive le Turkestan oriental libre ! Vive le peuple ouïghour !




