Pasang et Kunchok Taschi ont fui le Tibet la boule au ventre il y a deux ans. Apprentissage de la langue, insertion professionnelle… La route est encore longue pour ces réfugiés que l’association Théophile accueille depuis juin, à Lens. Mais les hommes ont trouvé ici la liberté qu’ils espéraient.
Les bénévoles de l’association Théophile accompagnent les deux hommes dans l’apprentissage de la langue et les démarches administratives. Il sont surtout un soutien moral.
Une réalité très tendue au Tibet
Le Dalaï-Lama, outre son autorité spirituelle, a exercé le pouvoir temporel à la tête du gouvernement tibétain de la période Ganden Phodrang (1642 – 1959)
En 1959, la Chine a envahi le Tibet et a poussé le Dalaï-Lama à l’exil : 100 000 Tibétains le suivent en Inde, où il crée le gouvernement tibétain en exil, qu’il dirige et démocratise jusqu’en mars 2011, date de sa retraite politique. Pour lui, le rôle politique des Dalaï-Lamas est dépassé et doit laisser place à la démocratie.
Beaucoup espèrent son retour et celui de la liberté au Tibet. Au moins 145 moines, nonnes et laïcs se sont immolés par le feu depuis 2009 dans un contexte très tendu : les répressions des autorités chinoises sont très sévères. Les demandeurs d’asile tibétains craignent des persécutions, principalement en raison de leur origine ethnique, leur religion ou de leurs opinions politiques, réelles ou attribuées
Image : Séverine Courbe (photos) |