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07/04/16 | 7 h 50 min

« Les guerres sont obsolètes » selon le Dalai Lama

BANGALORE : Le 14ème Dalaï-Lama a été témoin de l’anéantissement du Royaume des Neiges du Tibet lorsque les communistes chinois ont envahi et occupé son pays. Soixante ans plus tard, le Tibet appartient toujours à la Chine.
Sa Sainteté a vu pendant la majeure partie de sa vie des guerres devenant peu à peu le nouveau paysage du monde.

« La Guerre – ou n’importe quelle forme de combat organisé – développé en parallèle de la civilisation, semble faire partie de l’histoire et du tempérament humain. »
Mais sommes-nous toujours si primitifs, si brutaux pour nous en tenir à la croyance que pour maintenir la paix, nous devons tuer ? Comment la violence peut-elle mener à la paix ?

L’homme qui incarne la Compassion assure: « Le monde change et nous avons compris que nous ne pouvons pas résoudre les problèmes humains avec des armes. Les conflits résultant des divergences d’opinions devraient être remaniés progressivement par le dialogue. »

Pourtant il y a eu peu de dialogues ; au lieu de cela, nous entendons dire que l’incapacité à faire ce que dicte le plus grand tyran, finira par la mort pour les dissidents. Les actes de meurtre aléatoires sont vus comme nécessaires; et les victimes innocentes font partie du lot des guerres.

« Évidemment, les guerres produisent des conquérants et des conquis, mais seulement temporairement, » raisonne Tenzin Gyatso.

« Les victoires oules guerres ne peuvent pas durer très longtemps. De plus, notre monde est devenu si interdépendant que la défaite d’un pays a des répercussions sur tout le reste du monde et mène directement ou indirectement à la souffrance et à la perte de chacun d’entre nous. »

Nombreux sont ceux qui ont horreur de la guerre, préférant à cette dernière des solutions plus douces. Ainsi, les forces militaires des Nations pourraient améliorer la société, si l’idée de l’aide et du service était la norme, plutôt que d’abaisser les enfants d’autrui, pour que les nôtres puissent survivre. Une telle pensée, non équilibrée, n’est plus fonctionnelle.

Le Dalaï-Lama indique : « Aujourd’hui, dans un monde si interdépendant, le concept de guerre semble anachronique, provenant d’attitudes démodées. Nous parlons toujours de réforme et de changement. Beaucoup de traditions du passé ne sont d’ailleurs plus adaptées au présent et sont même contre-productives, déjà reléguées aux poubelles de l’Histoire.

La guerre devrait, elle aussi, être expédiée aux poubelles de l’Histoire. »

Traduction de Marie CLERGEAU pour France Tibet

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