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Accueil / Actualités / Liège nouveau hub international pour les produits de l’esclavage moderne des Ouïghours

11/02/22 | 23 h 03 min par Frederic Rohart

Liège nouveau hub international pour les produits de l’esclavage moderne des Ouïghours

Source L'Echo du 10 févier 2022

75 tonnes de biens importées à Liège depuis le Xinjiang

Depuis le 18 janvier, trois vols directs transportant des biens ont relié la ville de Kashgar, où se trouvent plusieurs camps de travail forcé pour Ouïghours, à l’aéroport de Liège.

L’aéroport de Liège accueille depuis le 18 janvier des vols de fret en provenance directe de Kashgar, la seconde ville du Xinjiang, où les autorités chinoises ont mis en place un réseau de camps de travail forcé, maillons d’un dispositif de persécution de la minorité ouïghoure dénoncé comme génocidaire par des ONG internationales, plusieurs parlements occidentaux et les États-Unis.

Le commanditaire de ces vols est, selon Chine Nouvelle, l’entreprise Xinjiang Tianshun Co.

 

L’information, repérée par le député fédéral Samuel Cogolati (Écolo), a été postée en janvier sur le site en chinois de l’agence officielle Chine Nouvelle dédié aux nouvelles routes de la soie. Selon cette dernière, le premier vol cargo de Kashgar à destination de Liège, opéré dans la nuit du 17 au 18 janvier, a « marqu[é] l’ouverture d’un nouveau canal de fret aérien vers le marché européen ».

Il suivait l’ouverture d’une autre liaison vers la capitale hongroise, Budapest, pour livrer l’Europe centrale. Toujours selon l’agence d’État chinoise, ce premier vol vers Liège était « chargé de vêtements, de petits appareils électroménagers et de produits de première nécessité », 31 tonnes au total.

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Les acteurs impliqués

Au total, trois vols directs ont eu lieu entre Kashgar et Liège, « transportant chacun environ 25 tonnes » de biens, affirme de son côté Christian Delcourt, responsable de la communication de l’aéroport de Liège. Ces trois vols (AX 4280) ont été opérés par la compagnie maltaise AirX.  Le commanditaire de ces vols est, selon Chine Nouvelle, l’entreprise Xinjiang Tianshun Co.

Des biens ainsi exportés vers la Belgique pourraient-ils avoir été produits dans des camps de travail forcé? La question reste ouverte. Mais un facteur inquiétant renforce le faisceau de présomption dans cette direction, estime Samuel Cogolati: le fait que l’entreprise commanditaire soit publiquement recommandée par la société de production et de construction du Xinjiang (XPCC). Celle-ci est sanctionnée depuis l’an dernier par l’Union européenne pour sa responsabilité dans « de graves violations des droits humains en Chine, en particulier des détentions arbitraires à grande échelle [ainsi que pour] le recours systématique au travail forcé ».

L’administration passe l’éponge

Ce nouveau « canal » entre Kashgar et Liège a été identifié par les autorités belges et a fait l’objet d’une attention particulière, mais pas pour les raisons auxquelles on pourrait penser. L’existence du premier vol était connue des Affaires étrangères: « On l’a appris via une publication dans les médias chinois repérée par notre ambassade à Pékin », indique Marie Cherchari, porte-parole du service public fédéral, qui précise que l’information a été portée à la connaissance du SPF Mobilité.

L’administration chargée des autorisations de vols a constaté que ce premier vol avait été opéré sans que la compagnie maltaise ait demandé les droits de trafic. « On a considéré à la DG Transport aérien que c’était une méconnaissance de la législation, et on n’a pas sanctionné: pour les vols suivants, ils ont bien introduit une demande », détaille Charlotte van den Branden, porte-parole.

« L’absence de législation en la matière est un scandale. »

SAMUEL COGOLATI
DÉPUTÉ FÉDÉRAL (ECOLO)

 

Au cabinet du ministre de l’Économie Pierre-Yves Dermagne (PS), dont l’administration peut empêcher l’importation de produits, on souligne par ailleurs que dans 95% des cas, un État membre ne peut pas interdire l’entrée en Europe d’un bien si l’Europe n’avait pas décidé qu’il était interdit, « sauf en cas de risque pour la santé ou sécurité nationale, ce qui n’est pas le cas ici ».

En attendant l’Europe

Rien n’est donc prévu pour contrôler les conditions dans lesquelles ont été produites les marchandises qui arrivent directement de Kashgar à Liège, et « l’absence de législation en la matière est un scandale », abonde Samuel Cogolati. Qui rappelle que les États-Unis interdisent par défaut les importations depuis le Xinjiang: le Uyghur Forced Labor Prevention Act contraint les importateurs à démontrer que les biens venus de cette région ne sont pas issus du travail forcé.

L’accord de majorité fédéral prévoit que le gouvernement joue « un rôle de premier plan » dans l’élaboration d’un cadre sur le devoir de diligence, responsabilisant les entreprises sur les conditions de production des biens qu’elles font entrer sur le marché. En septembre, la présidente de la Commission européenne avait annoncé l’arrivée prochaine d’une « interdiction des produits sur notre marché qui ont été fabriqués par du travail forcé ».

L’exécutif européen doit présenter dans les semaines qui viennent une proposition législative sur la gouvernance durable en entreprise assortie d’une communication sur « le travail décent à travers le monde ».

 

 

 

 

 

 

 

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