[caption id="" align="aligncenter" width="520"]
Capture d’écran de la vidéo ci-dessous.[/caption]
Le projet était sur les rails depuis plusieurs années. Mais la semaine dernière, les habitants de Linshui – dont la population équivaut à celle de Marseille – dans le sud-est de la Chine ont appris dans les médias que le train passerait finalement dans une région plus à l’ouest. Cette voie ferrée étant particulièrement importante pour le développement économique de la région, la nouvelle est mal passée.
Dimanche 17 avril, 30 000 manifestants sont donc descendus dans les rues pour manifester pacifiquement leur désaccord, scandant « Rendez nous notre train » ou « Nous voulons la prospérité et le développement ! ».
Mais le rassemblement a dégénéré en affrontements avec la police. Sur les réseaux sociaux chinois, des images des visages ensanglantés des manifestants commençaient à circuler, poussant les autorités chinoises à censurer le terme « Linshui ».
La police et les manifestants le 16 mai.
Les autorités locales reconnaissent que plus de 30 policiers et 38 manifestants ont été blessés et qu’une ambulance et deux voitures ont été brûlées, tout en décrivant les manifestants comme « minoritaires ». Elles affirment qu’aucune décision n’a été prise concernant le parcours du train et que des négociations sont toujours en cours.
Les manifestants jettant des pierres le 17 mai.
Ce n’est pas la première fois qu’un projet de chemin de fer génère des tensions en Chine : les habitants de deux villes de la province de Hunan, Shaoyang et Loudi, avaient manifesté début mai car les deux localités sont en compétition pour la construction d’une ligne d’un train à grande vitesse.
Capture d’écran de la vidéo ci-dessous.[/caption]

