Le président français s’est proposé pour résoudre la crise au Tibet, mercredi lors de sa visite d’État à Washington.
Le président français Emmanuel Macron a proposé mercredi d’agir comme médiateur entre le dalaï lama et la Chine pour résoudre la crise au Tibet. « Si la France peut être utile pour régler la situation entre le dalaï lama et son peuple, et la Chine, je ferai de mon mieux », a affirmé Emmanuel Macron lors d’une discussion avec des étudiants à l’université de George Washington, dans la capitale fédérale américaine. « Je ressens des premiers signaux que le président (chinois) veut bouger, je l’espère », a continué le président français.Pas de rencontre avec le dalaï lama en France. Emmanuel Macron a toutefois écarté l’idée d’une rencontre en France avec le chef spirituel des Tibétains. « Si je le rencontre, cela créera une crise avec la Chine », a-t-il admis, rappelant toutefois qu’il avait rencontré le dalaï lama pendant la campagne électorale française. Le rencontrer à Paris « sans condition préalable, juste pour envoyer un signal, je pense que ce serait inutile et contre productif », a-t-il dit.image : Emmanuel Macron se dit disponible pour résoudre la crise au Tibet. @ JACQUES DEMARTHON / AFP
Macron n’envisage pas de rencontre avec le dalaï-lama
Le président de la République estime que rencontrer le leadeur spirituel tibétain déclencherait une crise avec la Chine, qui le considère comme un « séparatiste ».
Le Monde.fr avec Reuters | • Mis à jour le
Une rencontre avec le dalaï-lama sans concertation avec la Chine serait contre-productive, a estimé mercredi 25 avril Emmanuel Macron, qui avait rencontré en 2016 le chef spirituel tibétain en exil. « C’est un leadeur extraordinaire, je le respecte beaucoup », a dit le président français lors d’un échange en anglais avec des étudiants, à l’université George Washington, au troisième jour de sa visite d’Etat aux Etats-Unis.
« Mais maintenant je suis président de la République française ; si je le rencontre, ça déclenchera une crise avec la Chine. Il y a deux questions à se poser face à cette situation : est-ce que ça aide la situation du dalaï-lama et est-ce que c’est bon pour mon pays ? »
« Si je rencontre demain le dalaï-lama à Paris (…), si je n’ai pas un mandat de la République chinoise, si je n’en ai pas parlé avec eux avant (…), honnêtement ça ne sert à rien, a-t-il estimé. Est-ce que c’est bon pour mon peuple si la Chine prend des mesures en représailles ? Non. »
« Si la France peut être utile pour régler la situation entre le dalaï lama et son peuple, et la Chine, je ferai de mon mieux », a affirmé Emmanuel Macron lors d’une discussion avec des étudiants à l’université de George Washington, dans la capitale fédérale américaine.
« Si la France pouvait être utile dans le règlement de la situation entre le dalaï-lama et la Chine, je ferais de mon mieux (…). Mais là, si c’est juste pour envoyer un message, c’est contre-productif de rencontrer le dalaï-lama demain en France », a conclu Emmanuel Macron.
Prix Nobel de la paix 1989 et considéré comme un « dangereux séparatiste »par Pékin, le dalaï-lama vit en exil en Inde depuis 1959. Lors de sa rencontre avec le chef spirituel tibétain en septembre 2016, Emmanuel Macron avait publié une photographie sur son compte Twitter avec pour légende « j’ai vu le visage de la bienveillance ».
France’s Macron Buys Into China’s Rights Vision
President Dismisses Dalai Lama Meeting as ‘Crisis’ Provoking
It was lofty – and tough – rhetoric from French President Emmanuel Macron: in August 2017, he asserted that his country’s diplomatic and economic interests with China “cannot justify cover-up of the question of human rights.” Yet by January Macron’s resolve appeared to weaken, as he failed to publicly raise a single specific human rights case or issue on his first visit to China as president.
This week it appeared Macron’s resolve had fully given way to deference. In response to a question during his state visit to the US, Macron said that if he were to meet the Nobel Peace laureate the Dalai Lama it would “create…a crisis with China.” Macron, who had met the exiled Tibetan spiritual leader while running for office, praised him as “very inspiring,” but suggested that meeting him now would require prior consultation with Beijing, and that a symbolic meeting would likely be “useless and counterproductive.”
Macron could have used the opportunity to highlight pervasive Chinese government restrictions on Tibetan religious communities, including the installation of Communist Party cadres in the managementof monasteries and nunneries. He could have spoken about the forced resettlement of Tibetan nomads, pervasive restrictions on Tibetans’ access to passports, or even their right to peacefully protest or criticize government policies. He could even have devoted a few words of concern about human rights abuses broadly by Chinese authorities. Instead, Macron effectively adopted China’s take on diplomatic interaction with the Dalai Lama.
Macron isn’t the first leader to criticize human rights in China while at home, only to back down once on foreign soil. But when the Chinese government is increasingly infringing on rights beyond its borders – threatening dissidents abroad, pressing countries to forcibly return refugees to China, or undermining international human rights institutions – Macron’s answer is more than just discouraging. It’s also dangerously short-sighted for France and other countries that have long promoted human rights abroad.