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29/04/15 | 22 h 33 min par Matthieu Ricard / PIERRE-YANN MAZARI

MATTHIEU RICARD entretien sur le seisme

Matthieu_Ricard_Nepal

Quels sont les impacts du tremblement de terre sur la population ? Les dégâts matériels et humains sont considérables, beaucoup de personnes se retrouvent à la rue, et dorment dans des campements. Certains ont même fui vers l’Inde. L’impact économique est également désastreux. La population népalaise, pour la plupart rurale, vit majoritairement sous le seuil de pauvreté et au jour le jour. Le gouvernement est impuissant car il n’y a pas vraiment de cohésion à la tête de l’État. Pourtant face à cela, je retiens ce formidable état d’esprit des Népalais qui font preuve d’une grande solidarité pour venir en aide aux plus touchés par le séisme. Comment s’organisent les missions d’aide sur place ? La communauté internationale a envoyé des secours pour les urgences extrêmes. Les ONG font ce qu’elles peuvent pour aider les victimes : le seul aéroport international à Katmandou a subi des dégâts importants ce qui complique l’arrivée de l’aide internationale. Beaucoup de dons arrivent également. Sur place, les organisations déjà présentes distribuent des médicaments en abondance. Elles rendent également visite aux personnes dans les quartiers pour les soigner. Mais une fois ce travail d’urgence terminé, les secours sont amenés à repartir. Les malades, les gens sans logement, les bâtiments détruits, eux, resteront. Il faut donc mettre en place un accompagnement au long terme pour aider ces populations à sortir de cette situation. Quels sont les moyens dont disposent Karuna Shéchèn sur le terrain ? On essaie de faire le maximum sur place pour soigner et venir en aide à la population. Notre équipe va à la rencontre des populations pour leur fournir des soins. Au monastère (de Shéchèn, NDLR), les moines ont également accueilli des personnes venues se réfugier. Le temple est équipé de containers anti-sismiques, de réserves d’eau et de nourriture. Nous étions préparés à cet événement, un tremblement de terre de cette ampleur a lieu en moyenne tous les soixante-dix ans. On se demandait quand cela allait arriver. Comme je n’étais pas présent au moment du tremblement de terre, j’essaie d’être utile comme je peux en récoltant des fonds partout où je vais, je trouve de l’aide à l’extérieur. Je suis pour l’instant plus utile ici que là-bas. Nous vous rappelons que France-Tibet soutient l’appel de Matthieu Ricard, vous pouvez effectuer vos dons en cliquant sur le bouton ci-après bouton_faire_un_don]]>