Paris 03/10/2024 : Dans une question écrite adressée à la ministre française de la Culture Mme Rachida Dati, la sénatrice et présidente du groupe Tibet au Sénat Mme Jacqueline Eustache-Brinio a écrit que le nom « Tibet » soit rétabli dans tous les documents et communications officiels de tous les établissements sous la tutelle du ministère.
Entre-temps, la sénatrice Eustache-Brinio a également écrit aux musées du quai Branly et Guimet pour déplorer leurs récents changements et l’utilisation de « Xizang » ou « Monde himalayen » dans leurs documents officiels et dans leur communication au public.
Cette réécriture de l’histoire tibétaine, dénoncée dans un article récemment publié dans une tribune de 27 tibétains-experts du quotidien français Le Monde, « porte gravement atteinte à l’identité culturelle du Tibet et contribue activement à la légitimation, par les musées sous tutelle du ministère de la Culture, d’un récit erroné prôné par la République populaire de Chine. Le Tibet, ce pays ancestral annexé en 1950, avec sa langue, sa religion et sa culture propres, ne doit pas disparaître de l’histoire sous quelque pression que ce soit. La France et ses musées se doivent de prendre en compte les faits historiques et de ne pas se soumettre à des diktats idéologiques », écrit la sénatrice française.
Elle juge inacceptable « de céder à la pression chinoise, notamment dans le domaine culturel, qui doit se prémunir de toute influence étrangère, afin de transmettre au public la réalité de l’histoire tout en préservant toutes les cultures. Céder à la pression politique dans le domaine de la culture et des arts ouvre la porte à de graves dérives autoritaires et partisanes, dont nous devons impérativement nous protéger », déplore la sénatrice française.
Entre-temps, la sénatrice Eustache-Brinio a également écrit aux musées du quai Branly et Guimet pour déplorer leurs récents changements et l’utilisation de « Xizang » ou « Monde himalayen » dans leurs documents officiels et dans leur communication au public.
Cette réécriture de l’histoire tibétaine, dénoncée dans un article récemment publié dans une tribune de 27 tibétains-experts du quotidien français Le Monde, « porte gravement atteinte à l’identité culturelle du Tibet et contribue activement à la légitimation, par les musées sous tutelle du ministère de la Culture, d’un récit erroné prôné par la République populaire de Chine. Le Tibet, ce pays ancestral annexé en 1950, avec sa langue, sa religion et sa culture propres, ne doit pas disparaître de l’histoire sous quelque pression que ce soit. La France et ses musées se doivent de prendre en compte les faits historiques et de ne pas se soumettre à des diktats idéologiques », écrit la sénatrice française.
Elle juge inacceptable « de céder à la pression chinoise, notamment dans le domaine culturel, qui doit se prémunir de toute influence étrangère, afin de transmettre au public la réalité de l’histoire tout en préservant toutes les cultures. Céder à la pression politique dans le domaine de la culture et des arts ouvre la porte à de graves dérives autoritaires et partisanes, dont nous devons impérativement nous protéger », déplore la sénatrice française.
Paris 03/10/2024 : In a written question addressed to the French Culture Minister Mrs. Rachida Dati, Senator and President of the Tibet Group at the Senate Mrs. Jacqueline Eustache-Brinio wrote that the name “Tibet” be reinstated in all official documents and communications from all establishments under the supervision of the Ministry.
Meanwhile Senator Eustache-Brinio, also wrote to the Quai Branly & Guimet Museums deploring their recent changes and the use of either “Xizang” or “Himalayan World” in their official documents and in their communication with the public.
This rewriting of Tibetan history, denounced in an article recently published in an op-ed by 27 Tibet-experts in the French daily, Le Monde, “seriously undermines Tibet’s cultural identity and actively contributes to the legitimization, by museums under the supervision of the Ministry of Culture, of an erroneous narrative advocated by the People’s Republic of China. Tibet, this ancestral country annexed in 1950, with its own language, religion and culture, must not disappear from history under any pressure whatsoever. France and its museums owe it to themselves to take historical facts into account and not to submit to ideological diktats”, wrote the French Senator.
She considers it unacceptable “to cave in to Chinese pressure, particularly in the cultural field, which must guard against any foreign influence, in order to convey to the public the reality of history while preserving all cultures. Giving in to political pressure in the field of culture and the arts opens the door to serious authoritarian and partisan excesses, from which we must imperatively protect ourselves,” deplored the French Senator.

