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11/02/16 | 23 h 54 min par Sonam Wangdue

Mort des suites de tortures en prison

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  Un Tibétain  vient de décéder des suites de tortures infligées  par les autorités chinoises alors qu’il purgeait une peine de 13 ans de  prison,  sentence appliquée pour avoir refusé de hisser
le drapeau chinois, selon les sources qui ont informé le service tibétain de Radio Free Asia.
Le corps de cet homme connu sous le nom de Trigyal, vient d’être rendu à sa famille, précise Driru Samdrub, un Tibétain résidant en Europe, qui a de bons contacts  dans la région. “Il est décédé suite à de sévères tortures durant sa détention dans une prison chinoise ”  selon Samdrub. Trigyal était l’un des trois hommes du village de  Mukhyim dans la région rebelle de Driru (en chinois, Biru), un Comté  marqué par beaucoup de condamnations  suite aux multiples refus de hisser le drapeau chinois  en 2014.  Les résidents de ce Comté  avaient été informés de l’ obligation de placer le drapeau chinois  sur chacune de leur maison lors d’une Campagne gouvernementale destinée à montrer avec force leur  loyauté à Pékin. Un certain nombre parmi plus de  1 000 résidents avaient protesté en jetant les drapeaux dans une rivière proche. Alors que Trigyal se voyait appliquer une peine de 13 ans de prison en 2014, les deux autres Tibétains, Ngangdrak et Rigsal, étaient condamnés chacun 10 ans de geôle, selon la source qui avait  informé RFA  dans un précédent rapport. Driru est l’un des trois Comtés limitrophes de la Région Autonome du Tibet, Nagchu (Naqu),  préfecture que Pékin considère comme “politiquement instable.”  Les autorités chinoises craignent que cette instabilité politique dans la région puisse contaminer d’autres secteurs du Comté. La Campagne de loyauté Environ 1 000  Tibétains de cette région de  Driru avaient été détenus  quand les autorités  chinoises avaient lancé, en septembre 2014, la répression de la manifestation  à la suite de l’ instauration de la Campagne de loyauté, selon la même source. La  campagne s’est intensifiée tôt en octobre 2014, quand les villageois avaient refusé de hisser le drapeau national chinois,  les jetant plutôt dans une rivière ce qui avait entraîné  une descente rapide et meutrière  des forces de sécurité; riposte lors de laquelle la police chinoise avaient fait feu sur une foule sans armes. Les forces de sécurité chinoises avaient été accusées d’avoir tué quatre Tibétains des villages concernés et d’ en avoir blessé 50 autres en 2013, durant la résistance opposée par les habitants de cette région de Driru à la même Campagne gouvernementale  destinée à les forcer de prouver leur loyauté à l’Etat chinois. Bachen Gyalwa, le responsable du village de Ushung du Comté de Driru  dans la ville Gyashoe Yangshok était tué le 21 novembre 2014 “ sur les ordres de la police locale chinoise obéissant aux autorités du Parti Communiste”  selon le communiqué du Centre Tibétain pour les Droits de l’Homme et de la Démocratie, ONG  basée en Inde . Des manifestations sporadiques provoquent les lois de Pékin et se sont poursuivies dans ces régions peuplées de Tibétains  depuis les premières qui avaient touché la région en 2008.
Photo non datée de Trigyal, Tibétain contestatairedes suites de tortures dans les geôles chinoises
Photo fournée par un aimable correspondant de RFA
Rapport de Sonam Wangdue pour le service tibétain de  Radio Free Asia. Traduit  en anglais  par Karma Dorjee et écrit en anglais par Brooks Boliek. Traduction France Tibet.
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