Alors que le covid-19 a ravagé l’économie du tourisme au Népal, les communautés en ont profité pour nettoyer et entretenir les lieux de passage, voyant « dans chaque problème une opportunité », comme le raconte le Nepali Times.
Une année noire pour le tourisme, mais bénéfique pour la nature ? Tout avait pourtant bien commencé pour le Népal, qui comptait attirer une population record grâce à sa campagne « Visit Nepal Year 2020 » initiée au début de l’année. Objectif : faire venir deux millions de visiteurs par an. Pandémie, confinement, mis à l’arrêt du monde : tout le monde connait la suite.
Malgré la réouverture du Népal le 17 octobre dernier, presque aucun visiteur ne s’est aventuré à NamchePour les communautés du Khumbu, un afflux supplémentaire de touristes signifiait avant tout une amélioration du niveau de vie. Espoirs douchés rapidement, puisque les sentiers himalayens n’ont quasiment pas été parcouru durant ces neufs derniers mois. Malgré la réouverture du Népal le 17 octobre dernier, presque aucun visiteur ne s’est aventuré à Namche, porte d’entrée de l’Everest et capitale des Sherpas, comme l’explique le Nepali Times. L’aéroport de Lukla, qui assurait 60 vols par jour avant la crise, a fermé ses portes quand les derniers randonneurs ont quitté les lieux en mars. « Pour les milliers de porteurs, de cuisiniers, de caravaniers et de vendeurs, le désastre est inimaginable », raconte le journal. Alors que le parc national de Sagarmatha accueillait 60 000 visiteurs en 2019 (dix fois la population locale), le chiffre est tombé à 4000 pour l’année 2020.

