Trois personnes ont été mises en examen pour homicide volontaire et écrouées dans le cadre d’une enquête sur le meurtre lundi de l’employé d’un restaurant chinois près de Fécamp (Seine-Maritime), a-t-on appris jeudi auprès du parquet du Havre. « Les trois personnes déférées ont été mises en examen pour homicide volontaire et placées en détention provisoire. Aucun ne reconnaît les faits », a déclaré le procureur de la République du Havre, Bruno Dieudonné, à l’AFP.
Lundi, quatre personnes avaient été placées en garde à vue. La victime, âgée d’une trentaine d’années, avait été retrouvée morte avec un couteau planté dans le flanc, selon le parquet. D’après une source proche du dossier, « la victime est issue de la communauté tibétaine » tandis que des mis en cause sont issus de la communauté chinoise, mais « il est beaucoup trop tôt pour évoquer un éventuel mobile raciste ». « Pour le moment, on est plutôt dans un contexte de rixe violente sur fond d’alcoolisme fort », selon la source proche du dossier.
La victime a été découverte devant le restaurant asiatique, à Saint-Léonard, à trois km de Fécamp, d’après la même source. En son hommage, une marche blanche est organisée dimanche à 10 h 30 à Paris, de la place de la Bastille à la place de la République. « Il y a une grosse colère au sein de la communauté tibétaine en France », a expliqué jeudi soir à l’AFP Céline Menguy, attachée de presse du Bureau du Tibet. L’homme tué, né à Lithang au Tibet, avait 32 ans et était arrivé en France en 2014, d’après la même source.


