Les violations des droits de l’homme auxquelles sont confrontés les Tibétains et les Ouïghours évoquées lors d’un événement parallèle de l’ONU
Genève : En marge de la 52e session en cours du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, un événement parallèle a été organisé conjointement à l’ONU par la Société pour les peuples menacés, le Bureau du Tibet – Genève et le Congrès mondial ouïghour le 13 mars 2023 pour souligner les violations des droits de l’homme auxquels sont confrontés les Tibétains et les Ouïghours.
L’événement parallèle intitulé « Les droits de l’homme en Chine : rapport des Tibétains et des Ouïghours sur l’état actuel de la répression et des efforts de responsabilisation » a été animé par Hanno Schedler, de la Society for Threatened Peoples. Le représentant Thinlay Chukki du Bureau du Tibet à Genève, le directeur exécutif Kai Mueller de la Campagne internationale pour le Tibet – Allemagne, Gulbahar Hatiwaji, Uyghur Camp Survivor (rejoint en ligne) et Zumretay Arkin, responsable du programme et du plaidoyer du Congrès mondial ouïghour ont pris la parole lors de l’événement parallèle.
Les représentants Thinlay Chukki et Kai Mueller ont parlé de la situation à l’intérieur du Tibet, soulignant en particulier l’assimilation forcée de près d’un million d’enfants tibétains dans des internats de style colonial, la relocalisation forcée et le relogement des nomades tibétains et des petits agriculteurs, la persécution et le contrôle des bouddhistes tibétains, les tentatives du gouvernement chinois de saper le caractère sacré et d’exercer une ingérence dans l’institution du Dalaï Lama, la surveillance massive par le biais de prélèvements d’échantillons d’ADN ainsi que de prélèvements d’iris et la détérioration générale de la situation des droits de l’homme au Tibet. Ils ont exhorté les organes de l’ONU et les États membres à tenir la Chine responsable et surtout à veiller à ce que les observations finales du Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU soient mises en œuvre par le gouvernement chinois.
La survivante du camp ouïghour Gulbahar Hatiwaji a parlé de son expérience dans les camps ouïghours et des tortures et conditions inhumaines auxquelles elle a été soumise. Zumretay Arkin a exprimé sa déception face à la population ouïghoure contre les États membres à majorité musulmane et n’a pourtant pas soutenu la résolution de l’année dernière sur les Ouïghours à l’ONU. Elle a noté qu’il était important que les États membres s’unissent pour tenir la Chine responsable des crimes qu’elle a commis contre l’humanité.
L’événement parallèle a été bien suivi par des représentants des États membres, des sociétés civiles internationales ainsi que des organes des Nations Unies.
-Rapport déposé par le Bureau du Tibet à Genève
Tenzin Palmo (Ms)
Tibet Support Groups Liaison Officer
Department of Information and International Relations
CTA – Dharamsala
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