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03/03/24 | 9 h 55 min par SFT France

PARIS / Etudiants pour un Tibet Libre : pétition pour la défense de l’environnement au Tibet et des droits des tibétains

La lutte pour les droits humains au Tibet est un combat écologique!

Pourquoi cette pétition est importante

Lancée par SFT FRANCE

Dans le monde entier et depuis des décennies, on prend conscience des enjeux environnementaux, et de notre nécessité à changer nos modes de vie à cause des dégâts provoqués sur les écosystèmes. En amont de la chaîne, ce sont, autres entre, les Tibétains et les peuples victimes de la dictature chinoise les premiers impactés.

Outre du grand déménagement du monde (les biens manufacturés fabriqués dans des conditions sociales difficiles proche de l’esclavage, et qui parcourent des milliers de kilomètres), la Chine profite de la colonisation du Tibet pour être l’usine du monde, et pour fournir au reste de la planète les terres rares, les métaux rares, tel que le lithium, servant aux batteries électriques. Cela a des conséquences importantes sur la vie des Tibétains et des Tibétaines que notre association défend tous les jours. Les nomades vivant sur ces terres depuis des siècles en plus d’être sédentarisés de force subissent les expulsions arbitraires liées à l’installation de mines à ciel ouvert qui détruisent les pâturages du plateau tibétain, riche en biodiversité. Nombre de glissements de terrain au Tibet ont été enregistré à cause de cela.

Aussi, l’actualité de ce mois de février est la contestation des populations du comté de Dergé (préfecture de Kardzé), dans le Kham (Est du Tibet) face à la volonté des autorités chinoises de construire un barrage hydro-électrique supplémentaire sur le fleuve Drichu. Le 14 février 2024, 300 personnes ont protesté devant les bureaux de cette préfecture pour refuser ce projet qui prévoit la délocalisation de deux villages et de plusieurs monastères. Les Tibétains, soumis à la surveillance de masse, très intrusive, ont pris des risques pour se rassembler ainsi, et leur courage mérite d’être souligné.

La Chine utilise le Tibet, dont les fleuves fournissent de l’eau aux pays voisins (Inde, Bangladesh, etc…) comme un outil de pression géopolitique. De nombreux barrages hydro-électriques ont largement modifié les éco-systèmes au Tibet, mais aussi ont choqué les Tibétains quand ils transformaient des sites sacrés. Conscients de cela, des Tibétains se soulèvent contre cette politique niant de surcroît les besoins des locaux, très attachés à leur environnement. L’appareil répressif du Parti Communiste Chinois a fait condamner et emprisonner des défenseurs de l’environnement.

A-Nya Sengdra est l’un d’eux. Influenceur, militant pour le droit des Tibétains à un environnement sain, contre la corruption et contre braconnage, il a été arrêté en septembre 2018, et emprisonné, sans procès équitable, sans avoir pu accéder à son avocat. Il a été condamné à 7 ans de prison en 2019 pour « troubles à l’ordre public ».

Le lien entre les faits de corruption avéré et l’impossibilité d’être résilient face aux changements climatiques n’est plus à démontrer. Les autorités chinoises minimisent le fait que le Tibet soit une zone qui se réchauffe plus rapidement que le reste du monde, avec des externalités négatives liées à la fonte des glaciers. Le Tibet est surnommé même le « Troisième Pôle ». Dans une fuite en avant vers toujours plus de productivisme, dans une fuite en avant vers ce mythe d’une « Chine unifiée », niant toutes les différences et les particuliarités et les besoins de chacun, la dictature de Xi Jinping est une prédatrice de l’environnement, représentant une menace pour l’humanité.

 

Etudiants pour un Tibet Libre souhaite attirer l’attention des citoyens, des consommateurs et des décideurs sur cette question primordiale : la liberté du Tibet, voire son indépendance, est bien évidement une question de respect des droits humains, des droits fondamentaux pour les Tibétains, mais est aussi, de façon connexe, une urgence écologique.

Considérant les événements de Dergé, le répression quotidienne des militants et militantes tibétains et le contexte de colonisation du Tibet par la Chine ;

Considérant qu’il est établi que les impacts écologiques de la politique chinoise au Tibet ont des conséquences sur le réchauffement climatique dans le monde entier, et grèvent l’accès à l’eau de milliards de personnes en Asie ;

Etudiants pour un Tibet Libre / SFT-France demande donc :

– le respect par les autorités chinoises locales de la volonté des populations de Dergé de ne pas rajouter un barrage hydro-électrique supplémentaire, entrainant des dégâts environnementaux irréversibles, et des déplacements subis et forcés de populations.

– la libération des prisonniers politiques tibétains, dont ceux qui ont légitimement protesté pour le droit des Tibétains à vivre dans un environnement sain, droit consacré dans les textes internationaux.

– une réelle prise en compte des enjeux environnementaux au Tibet par la Chine, en respectant ainsi les modes de vie des populations, et en garantissant l’accès équitable aux ressources

– à ce que les sociétés civiles et les gouvernements se saisissent de ces questions afin de faire pression sur le gouvernement chinois.

Signez cette pétition