L’écrivain dissident chinois Yang Tongyan est décédé peu après avoir été libéré pour raisons médicales, ayant quasiment achevé une peine de prison de 12 ans pour «subversion», ont indiqué mercredi des organisations de défense des droits de l’homme.
Yang Tongyan, 56 ans, est mort hier, près de trois mois après une opération chirurgicale destinée à retirer une tumeur cérébrale, a précisé Amnesty International, citant des amis proches.
L’annonce du décès de Yang Tongyan intervient alors que le président américain Donald Trump, dont le gouvernement avait réclamé la libération de Liu Xiaobo, entame sa première visite en Chine pour des entretiens avec son homologue Xi Jinping.
Yang Tongyan avait reçu en 2008 du prix «Freedom to Write» décerné par PEN America, une organisation dédiée à la liberté d’expression, et était lui même membre de l’Independent Chinese Pen Centre. L’écrivain avait été condamné en 2006 à douze ans de prison après avoir posté en ligne des articles fustigeant le gouvernement. Il avait dans le passé déjà été incarcéré une décennie pour «crimes contre-révolutionnaires».
La disparition de Yang Tongyan, quatre mois après celle de Liu Xiaobo, «est un mauvais point supplémentaire sur le bilan des autorités chinoises», abonde Karin Karlekar, directrice des «programmes sur la liberté d’expression en danger» pour PEN America.

