Des manifestations et des parents qui refusent d’envoyer leur enfant à l’école : l’imposition mardi 1er septembre du chinois dans l’enseignement aux dépens du mongol suscite un inhabituel mouvement de protestation en Mongolie-intérieure (nord de la Chine). La rentrée des classes est placée sous le signe d’une nouvelle politique linguistique dans cette région autonome, où les personnes d’ethnie mongole ne représentent plus que 16% de la population, à côté de la majorité han (Chinois de souche). Toutes les écoles de la région doivent désormais enseigner le mandarin dès le plus jeune âge, selon une directive publiée la semaine dernière par le service régional de l’éducation. Dans toutes les classes, littérature, histoire et morale ne seront plus enseignées en mongol.

