« Récidive » : Le mot du bureau
Eviction du Canada pour ses propos virulents contre la presse canadienne… En France, le 15 avril 2020, dans une Tribune de l’ambassade dans laquelle, nouvel exploit : « accusant violemment le personnel soignant des EPHAD français d’abandon de poste« . Ce 18 mars 20 21, au tour du chercheur de la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS), Antoine Bondaz, nouvelle cible du locataire de l’Ambassade de Chine de Paris.
« Il n’y a que la vérité qui blesse« … Les propos agressifs de Sieur Lu,- le loup-guerrier en poste à Paris – confirment l’adage! Sieur Lu n’est pas content ! Soit. Mais un Ambassadeur digne de ce titre se devrait de respecter les bons usages de la diplomatie …
Dans la revue du Point du 18 mars 2021 n° 2535, par ses recherches, Antoine Bondaz alerte sur la fusion, particulièrement inquiétante, civile-militaire-industriel de l’Armée Populaire de Libération.
Un numéro à lire absolument dont vous trouvez quelques extraits ci-dessous.
Propos gêneants très certainement pour les officiels de l’ APL, habitués depuis tant et tant d’années à piocher dans les résultats de la recherche scientifique française, recherche d’ailleurs payée avec l’argent du contribuable français, avec NOS IMPÔTS, donc profitant ainsi pleinement et directement à l’Armée Populaire de Libération. Les conséquences d’une absence de protection sont à considérer maintenant comme une menace bien réelle de la toute puissante APL.
Quid alors de la mission Marianne en mer de Chine:
… »Le chercheur français Antoine Bondaz, de la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS), un groupe de réflexion indépendant, reconnaît que la France a un train de retard. « Jusqu’à très récemment, personne n’en avait rien à faire« , déplore-t-il, désespérant de n’avoir eu lui-même « quasi aucun retour » malgré ses travaux. « ça va nous exploser à la figure, prévient-il. Ces coopérations indirectes avec l’Armée Populaire de Libération sont une faille énorme de sécurité et les services le savent. » Certains établissements avec lesquels la France coopère ont été désignés par les Etats-Unis comme entités à risque, tels l’Institut de Technologie de Harbin (HIT) et l’Université d’Ingénierie de Harbin (HEU)…
... »Le problème c’est qu’il n’y a pas de prise de conscience du risque« , se désole Antoine Bondaz
La violence des « loups combattants » signerait-elle une fin de règne ou un chemin sans retour?
Nous vous proposons une petite vidéo comme clap de fin de notr mot du bureau !
Des sifflets adressés à l’Ambassadeur de Chine et François Bayrou lors de l’inauguration de l’Institut Confucius de Pau le 27 octobre 2019 :
https://www.youtube.com/watch?v=WSk858Rl-0k
« Petite frappe » : quand l’ambassade de Chine à Paris s’en prend à un chercheur français…
Antoine Bondaz, membre de la Fondation pour la recherche stratégique, a reçu le soutien de députés français de tous bords au Parlement européen.
La diplomatie des « loups combattants » s’est brutalement illustrée, vendredi 19 mars, avec un tweet de l’ambassade de Chine à Paris qualifiant de « petite frappe » Antoine Bondaz, un membre de la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS).
M. Bondaz, très présent sur le réseau social Twitter, y est intervenu sur un sujet épineux : les pressions exercées par l’ambassadeur Shaye Lu sur le groupe d’échanges France-Taïwan du Sénat. Informé d’un prochain voyage des sénateurs sur l’île, le diplomate chinois a adressé, mi-février, une lettre de mise en garde à Alain Richard, président du groupe. Le Quai d’Orsay a répliqué que les parlementaires français étaient libres d’aller là où ils le voulaient.
La FRS a lancé, en janvier, un nouveau programme, « Taïwan sur la sécurité et la diplomatie », dirigé par M. Bondaz, spécialiste reconnu de la Chine. Le chercheur a été informé par quelques amis de la prise à partie, car son compte Twitter est bloqué depuis un an par l’ambassadeur Shaye Lu. Celui-ci se distingue depuis des mois par des propos très éloignés du langage de la diplomatie. Il avait été convoqué, le 14 avril 2020, par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, pour avoir insulté sur son site les soignants des Ehpad, accusés d’avoir « abandonné leurs postes du jour au lendemain (…), laissant mourir leurs pensionnaires de faim et de maladie ».
« Pas acceptable »
C’est la première fois que la représentation chinoise agresse nommément un chercheur français. « Petite frappe est une insulte assez “soft”, et plutôt contre-productive, estime M. Bondaz. Elle est un moyen, à travers moi, d’attaquer les positions françaises. Et l’ambassadeur ne s’adresse pas aux Français, mais directement à Pékin. » Depuis que Paris s’est exprimé plus fermement sur l’internement de masse des Ouïgours dans le Xinjiang (nord-ouest de la Chine), le climat s’est tendu.
Le chercheur a reçu de nombreux soutiens parmi ses pairs. « Un mot venu du cœur tient chaud durant trois hivers », a ironisé sur Twitter le directeur adjoint de la FRS, Bruno Tertrais, en citant un proverbe chinois. Le directeur général du Forum pour la paix de Paris, Justin Vaïsse, a jugé que l’expression « petite frappe » – « small-time hoodlum », a-t-il traduit en anglais – n’était tout simplement « pas acceptable ».
Au-delà, certains ont réclamé une nouvelle convocation de M. Lu. Raphaël Glucksmann, député socialiste au Parlement européen et militant de la cause ouïgoure, s’est dit partisan d’« avoir la nuque raide ». « Si nos dirigeants ont un peu de dignité et de sens de l’Etat », plaide-t-il, il faut « une grosse explication de texte ». Même demande de François-Xavier Bellamy, député européen du PPE : « Cher Jean-Yves Le Drian, ne laissez pas passer cela, ce serait lâche et dangereux », a-t-il tweeté. « Rarement a-t-on vu des diplomates faire autant de tort à l’image de leur pays. Brutale, grossière, voilà la Chine que vous montrez », a pour sa part tweeté Nathalie Loiseau, députée européenne et ancienne ministre d’Emmanuel Macron.


PARIS-MATCH du 22 mars 2021
« Petite frappe » : l’ambassade de Chine se déchaîne contre un chercheur français
Paris Match ||Mis à jour le
L’ambassade de Chine à Paris n’a pas hésité à répondre sans ménagement sur Twitter à un chercheur français jugé trop critique vis-à-vis de Pékin.
«Petite frappe», «hyène folle», «troll idéologique» : l’ambassade de Chine à Paris s’est déchaînée contre un chercheur français jugé trop critique à l’encontre de Pékin, s’attirant une volée de protestations. L’escalade est partie d’un tweet de l’ambassade vendredi, traitant Antoine Bondaz, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), de «petite frappe» pour avoir dénoncé des pressions chinoises sur des parlementaires français souhaitant se rendre à Taïwan.
Experts en géopolitique et élus français ont alors pris la défense de ce spécialiste de la Chine, en conflit ouvert avec l’ambassade depuis des mois (elle lui a bloqué l’accès à son compte Twitter). «Certains reprochent à l’Ambassade de Chine d' »agresser » un « chercheur indépendant ». En réalité (..) il est juste un troll idéologique», a répliqué dimanche l’ambassade sur son site internet, lui reprochant d’être pro-taïwanais. Elle s’en est prise aussi aux «hyènes folles» qui «s’affûblent des habits de chercheurs et de médias et s’en prennent furieusement à la Chine».
L’ambassade est coutumière de ce genre de piques
L’ambassade a nié avoir outrepassé les usages diplomatiques, alors que certains réclament un geste fort de protestation du ministère français des Affaires étrangères. La diplomatie c’est «défendre les intérêts et l’image de son pays», a-t-elle lancé.
Antoine Bondaz a une nouvelle fois dénoncé dimanche ces emportements, déplorant «un sentiment d’impunité totale» et une «rhétorique décomplexée» de la diplomatie chinoise à l’étranger. L’ambassade est coutumière des piques, sinon attaques en règle à l’encontre des détracteurs de la Chine.
L’ambassadeur Lu Shaye s’était récemment déclaré «fermement opposé» à une visite de parlementaires français à Taïwan. «Les parlementaires français décident librement de leurs projets de déplacement et de leurs contacts», a répliqué le Quai d’Orsay. La République populaire de Chine considère ce territoire comme une de ses provinces et menace de recourir à la force en cas de proclamation formelle d’indépendance sur l’île, soutenue par les Etats-Unis.

