Pourquoi cette pétition est importante
L’association SFT-France / Etudiants pour un Tibet Libre ainsi que les membres de la diaspora tibétaine en France sont choqués par le fait que les musées Guimet et du Quai Branly aient cédé à la pression des autorités chinoises. En effet, ces musées ont retiré l’appellation
« Tibet » comme le souhaite la dictature chinoise, dans la droite ligne de sa propagande en Chine et à l’étranger. Le Parti Communiste Chinois mène au Tibet un génocide culturel, une
« détibétisation » du Tibet, une sinisation forcée, mettant en péril la langue, le patrimoine, les coutumes des Tibétains.
Les légendes des œuvres d’art en provenance du Tibet (et datant de surcroit de la période du Tibet indépendant – 1913 – 1950) ont été modifié pour devenir « monde himalayen » ou
« Région autonome du Xizang », nom chinois de la Région autonome du Tibet, petite partie du Tibet historique. Scientifiquement, géographiquement, cela n’a en outre pas de sens, l’Himalaya n’étant qu’une chaine de montagne étalée sur plusieurs pays, ne recouvrant pas qu’une seule aire culturelle.
Ce changement de nom, décidé sans les conservateurs des musées, est une énième ingérence de la Chine en France, après par exemple la tentative d’orienter les commissaires d’une exposition sur Gengis Khan à Nantes en 2021. La politique culturelle française doit garder son indépendance vis-à-vis des régimes étrangers comme celui de la Chine. Le Parti Communiste Chinois mène une politique de réécriture de l’histoire (justifiant sa domination illégale sur le Tibet) et d’effacement de la mémoire par la toponymie notamment.
Cela est dangereux dans le sens où une telle acceptation par de telles institutions créé un précédent notoire. Il en va de la lutte pour la protection de la diversité culturelle mondiale, le respect des différences, et donc de la nécessité de combattre la politique actuelle de « Chine Unie ».
Actuellement, au Tibet, la culture tibétaine est en péril. En France, tous les acteurs de la société civile, et les responsables politiques doivent nous accompagner dans notre lutte pour la liberté. Le recouvrement de l’identité tibétaine détruite par la Chine passe par une vigilance extrême et un refus claire de la propagande chinoise, dans tous les domaines notamment celui du partage des connaissances.

