Outre le fait que le président chinois ait fait savoir qu’il apporterait sa propre eau minérale à Buckingham Palace et que le turbot et le crabe ne lui convenait pas en entrée, la Chine a indiqué clairement qu’elle n’accepterait aucune leçon de morale sur les droits de l’homme si une période glorieuse dans les relations sino-britannique devait être proclamée durant la visite d’état de Xi Jinping du 20 au 23 octobre.
Les bonnes relations entre les deux pays sont en jeu, l’United Press International (UPI) cite, en date du 16 octobre, l’ambassadeur de Chine en Grande-Bretagne, Liu Xiaoming, et déclare que : « Nous ne feignons pas d’ignorer les questions des droits de l’homme. Ce que nous condamnons c’est d’utiliser la question des droits de l’homme pour interférer dans les affaires internationales d’un autre pays et d’essayer d’imposer son propre système. » La citation de Liu Xiaoming est extraite d’une conférence de presse.
Liu Xiaoming a ajouté que Xi Jinping se sentirait offensé si la question des droits de l’homme était soulevé.
Le rapport note que pendant que les intérêts de l’économie britannique sont devenus une priorité dans ses relations avec la Chine, les critiques britanniques n’hésitent pas à souligner les problèmes politiques en Chine et ses lois autoritaires. Il cite Jeremy Corbyn, le leader du parti travailliste, comme ayant souhaité présenter la question des droits de l’homme pendant le banquet d’état présidé par la Reine Elizabeth II. Par ailleurs, le Prince de Galles, un ami du Dalaï Lama, a refusé l’invitation au banquet.
L’agence officielle de presse chinoise déclare dans un commentaire le 16 octobre qu’alors que de bonnes relations seraient un bénéfice mutuel pour les deux pays, la Grande-Bretagne a, par le passé, payé le prix pour avoir posé la question du Tibet. « Malheureusement, il y a quelques années ces bénéfices potentiels ont été obstrués par des actes irréfléchis. Le premier ministre David Cameron a organisé une rencontre avec le Dalaï Lama – une personne qui prétend n’être qu’une figure religieuse alors qu’elle mène un mouvement politique séparatiste. C’était une intervention dans les affaires internes de la Chine, et contraire à la reconnaissance sans équivoque du Tibet en tant que partie de la Chine. C’était plutôt comme la célèbre déclaration de Gaulle concernant le Canada : « Vive le Québec libre ! ». Cela mène naturellement à un gel des relations – la Chine a refusé d’organiser des réunions pendant plus d’un an. »
Le commentateur ajoute que pendant que les parties ne profitent pas de leur relations, la Chine a connu une croissance économique et la Grande-Bretagne a perdu plus. « Heureusement, le gouvernement britannique a inversé son approche et plus aucun autre réunion n’a eu lieu et les relations se sont réchauffées. »
Le commentateur conclut que bien qu’ayant des périodes difficiles les relations entre la Chine et la Grande-Bretagne sont aujourd’hui un modèle d’interaction.
Traduction France Tibet
