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28/09/16 | 22 h 26 min par J.-F. J.

Retour sur la visite du Dalaï Lama en France : "Pour le Tibet, c'est tintin !" Qui a peur de Pékin ?

Tintin 2

 Note de la Rédaction : Qui a peur de Pékin ? Jamais trop tard pour les constats, même désagréables … Il fallait s’y attendre … sans compter les empêchements pour organiser le Village tibétain dans Strasbourg  Vagues explications de la Mairie se référant « aux volontés des organisateurs » … Allez donc savoir ! Sans doute, le fin mot de l’ histoire reste la réponse classique, ressassée comme un slogan dans de nombreuses autres circonstances, sous une forme ou une autre, que France Tibet ne connaît que trop… :                                                                                           » Ne pas gêner nos amis chinois «  Impossible de présenter  au Dalaï Lama le drapeau du Tibet, son drapeau, tel qu’il le rappelle si l’occasion lui est donnée de raconter le dialogue échangé avec Mao lors de son séjour à Pékin. Pour revoir les photos signalées dans l’article du Canard : https://tibet.fr/actualites/paroles-paroles/ Poursuivons les mêmes constatations avec cet article de l’Obs :  

Ils n’ont pas reçu le Dalaï-Lama : le bal des hypocrites

Noël Mamère, Chantal Jouanno… Des Parlementaires de tous bords dénoncent la frilosité de ceux qui ont choisi de ne pas rencontrer la plus éminente figure du bouddhisme, de peur de froisser la Chine.

Tribune,  jeudi 15 septembre 2016 « Il n’était pas venu depuis son passage à Toulouse en août 2011, pour un enseignement qui avait attiré les foules. Déjà à l’époque, il n’avait rencontré que des Parlementaires et des maires de communes soutenant la cause d’un Tibet respecté et fier. En septembre 2016, le même bal des hypocrites se met en mouvement : il ne faut pas se fâcher avec Monsieur Xi Jinping, l’actuel président chinois, en rencontrant le Dalaï-Lama. C’est pourtant ce que Barack Obama et Angela Merkel ont osé faire, même à titre personnel, ce qui n’empêche ni les Etats-Unis ni l’Allemagne d’être les meilleurs fournisseurs de la République populaire de Chine… Alors, pourquoi ne pas recevoir officiellement le Prix Nobel de la Paix 1989, éminente figure du bouddhisme, quatrième religion dans le monde par le nombre de ses fidèles ? Le Dalaï-Lama garde pourtant le cap de la non-violence absolue, au grand désarroi parfois d’une jeunesse tibétaine qui ne voit pas d’issue alors que la République populaire de Chine poursuit méthodiquement son action pour tenter d’anéantir la culture Tibétaine. Le Dalaï-Lama a d’ailleurs relevé que des voies se multiplient dans la société chinoise pour manifester un soutien à la position du gouvernement tibétain en exil en faveur de la voix médiane. Il a observé que les étudiants et les hommes d’affaires chinois voyagent de plus en plus nombreux à l’étranger, et voient bien la réalité du monde libre, que la censure gouvernementale ne peut plus leur cacher. Il a rappelé que le nombre des bouddhistes chinois approchait les 400 millions et que beaucoup de ceux-ci manifestent un intérêt croissant pour le bouddhisme tibétain ! Pourquoi bouder le message de compassion et d’amour que prêche Sa Sainteté ? Est-ce parce qu’il ne sait dire que des vérités, en commençant par celles qui dérangent ? Parce que la France ne sait pas tenir un langage de vérité à laChine, notre patrie, celle dite des Droits de l’Homme, accepte de passer pour une patrie lâche en foulant aux pieds ses grands principes. La palme reviendra, sans contestation possible, à l’Institut d’études politiques de Paris – en termes courants : à Sciences Po – cette grande école sensée préparer l’élite politique de notre Nation qui, en catastrophe, a annulé la conférence prévue de longue date avec le Dalaï-Lama. L’honneur de notre démocratie sera heureusement et une fois encore préservé grâce au groupe d’information sur le Tibet du Sénat, en présence de plusieurs députés. Mercredi 14 septembre, nous avons en effet reçu la figure emblématique des Tibétains qui représente aussi la référence spirituelle de tant d’hommes et de femmes de bonne volonté dans notre pays. Ce matin-là, en sa présence au Sénat, la sérénité régnait et les tensions de ces derniers jours s’étaient envolées, autour d’un échange riche et apaisé. Signataires Louis de Broissia, Membre Honoraire du Parlement, Ancien président du Groupe d’information internationale sur le Tibet du Sénat Jean-François Humbert, Membre Honoraire du Parlement, Ancien président du Groupe d’information internationale sur le Tibet du Sénat Michel Raison, Sénateur de la Haute-Saône, Président du Groupe d’information internationale sur le Tibet du Sénat Noël Mamère, Député de la Gironde, Co-Président du Groupe d’étude sur la question du Tibet de l’Assemblée nationale Charles de Courson, Député de la Marne, membre du Groupe d’étude sur la question du Tibet de l’Assemblée nationale Michel Amiel, Sénateur des Bouches-du-Rhône, membre du Groupe d’information internationale sur le Tibet du Sénat Bernard Fournier, Sénateur de la Loire, membre du Groupe d’information internationale sur le Tibet du Sénat Jean Desessard, Sénateur de Paris, membre du Groupe d’information internationale sur le Tibet du Sénat André Gattolin, Sénateur des Hauts-de-Seine, membre du Groupe d’information internationale sur le Tibet du Sénat Alain Houpert, Sénateur de la Côte-d’Or, membre du Groupe d’information internationale sur le Tibet du Sénat Chantal Jouanno, Sénatrice de Paris, membre du Groupe d’information internationale sur le Tibet du Sénat Christiane Kammermann, Sénateur des Français de l’étranger, membre du Groupe d’information internationale sur le Tibet du Sénat Lionnel Luca, Député des Alpes-Maritimes, membre du Groupe d’étude sur la question du Tibet de l’Assemblée nationale Dominique Tian, Député des Bouches du Rhône, membre du Groupe d’étude sur la question du Tibet de l’Assemblée nationale
L'Obs
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