De plus, plus de 99 % des six mille monastères, temples et sanctuaires religieux du Tibet ont été pillés ou détruits, entraînant la destruction de centaines de milliers d’écritures bouddhistes sacrées.
« Nous sommes une petite nation religieuse et indépendante. » – Le 13e dalaï-lama, 1913
Le Tibet possède une riche histoire en tant que nation, ayant coexisté avec la Chine pendant des siècles. En 1950, le régime communiste chinois nouvellement établi décida que le Tibet devait devenir une partie permanente de la République populaire de Chine et lança une invasion.
Pour la Chine, la possession du Tibet lui donnait accès à de riches ressources naturelles et lui permettait de militariser la frontière stratégique avec l’Inde. Avec 40 000 soldats chinois stationnés dans ce pays peu peuplé, le gouvernement tibétain, dirigé par le dalaï-lama, alors adolescent, fut contraint de reconnaître la souveraineté chinoise en échange de promesses de protection du système politique tibétain et du bouddhisme tibétain.
La Chine n’ayant pas tenu ses promesses, la résistance tibétaine, déjà bien avancée, atteignit son paroxysme le 10 mars 1959. Des centaines de milliers de Tibétains encerclèrent le palais du Potala à Lhassa, craignant l’enlèvement ou l’assassinat du dalaï-lama. Le soulèvement fut brutalement réprimé et le dalaï-lama contraint à l’exil.
Le 10 mars est désormais commémoré comme la Journée du soulèvement national par les Tibétains et leurs sympathisants à travers le monde.
À ce jour, le Tibet demeure un État indépendant sous occupation illégale.





