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21/08/25 | 21 h 08 min

Réponse et remerciements à Pierre Antoine Donnet … de la part de Ugen-Tenzing NOUBPA , fait pupille de la Nation française en 1962 par Charles de Gaulle Président de la République française

Appel de Xi Jinping de Lhassa et Notre appel du et au Monde (in French and then in English)

Tout d’abord, merci à mon ami de longue date — plus de quarante ans d’amitié — Pierre-Antoine Donnet, pour ton intervention sur TV5 Monde Info au sujet de la visite de Xi Jinping à Lhassa… ! https://youtu.be/DmXWk7crPMc?si=WHN7q3nqzkZWq-g9

Le 21 août 2025, Xi Jinping s’est rendu à Lhassa pour assister aux célébrations du 60ᵉ anniversaire de la création de la prétendue « Région autonome du Tibet ».

Or, avant cette date d’occupation administrative (1965), n’est-ce pas un lapsus des autorités chinoises que d’admettre indirectement que le Tibet était indépendant ?

À court d’arguments historiques crédibles, Pékin persiste à affirmer que le Tibet « fait partie de la Chine », alors que la simple commémoration de cette « création » révèle l’inverse.

Dans un décor de mise en scène, entre défilés militaires et slogans officiels, Xi a appelé à « l’unité interethnique », à la « stabilité sociale » et à « l’adaptation du bouddhisme tibétain à la société socialiste ».

Derrière ces mots se cachent trois peurs :
la peur de la sécession des Peuples colonisés par la Chine,
la peur du Peuple chinois lui-même, de plus en plus épuisé par le Parti Communiste Chinois et sa politique du « tout sécuritaire social »,
et la peur de perdre le contrôle sur le bouddhisme tibétain.

Cette démonstration de force révèle en réalité la fragilité d’un régime aux abois, qui, dans cette situation, menace les pays voisins pour avoir le sentiment d’une puissance et d’une assurance qui lui échappent. L’autorité même de Xi Jinping, au sein du Parti et de l’armée chinoise, serait de plus en plus contestée.

L’annonce de la construction du gigantesque barrage sur le fleuve Yarlung Tsangpo est en fait brandie comme une menace… notamment contre un pays comme l’Inde.

À cet appel de Xi, NOUS, PEUPLES — et non des « minorités » comme nous désigne le colonialisme du Parti Communiste Chinois — partout où nous nous trouvons :
Tibétains, Ouïghours, Kazakhs, Kirghizes, Ouzbeks, peuples turciques du Turkestan oriental, Mongols, Hui musulmans, Coréens du Heilongjiang, Taïwanais, Hongkongais, Chrétiens indépendants, pratiquants du Falun Gong, Bouddhistes, Musulmans, et le Peuple chinois dissident lui-même : écrivains, historiens, avocats, journalistes, blogueurs critiques (Liu Xiaobo, Xu Zhiyong, Ilham Tohti, etc.), défenseurs des droits humains, ONG indépendantes, féministes, travailleurs migrants, syndicats indépendants, jeunesse étudiante contestataire…

Nous affirmons qu’il est temps de nous unir.

Unir nos forces pour défendre notre mémoire, notre dignité et notre droit à l’existence.
C’est le bon moment pour donner un coup de pied décisif au Parti Communiste Chinois et à sa politique coloniale et dictatoriale.

Le temps de la décolonisation des territoires occupés illégalement et militairement… a sonné.

Quant aux dirigeants occidentaux, leur silence ou leur complaisance face à Pékin équivaut à une véritable complicité. En privilégiant leurs intérêts économiques — toujours hypothétiques — ils renient leurs propres valeurs. Ainsi, la France va jusqu’à verser des millions d’euros à la Chine sous prétexte qu’il s’agirait d’un “pays en voie de développement” (rires…). L’appât du gain est trop gros pour un pays pourtant considéré comme l’une des grandes puissances mondiales (rires…). Dans cette hypocrisie flagrante, ces gouvernements tournent le dos à leurs principes proclamés de démocratie, de droits humains et de liberté des Peuples.

C’est pourquoi nous plaçons davantage notre confiance dans les Peuples eux-mêmes et dans leurs représentants parlementaires pour porter notre appel, plutôt que dans des gouvernements qui ont choisi la compromission, souvent au détriment même de l’intérêt de leur propre Peuple, qui crie bien souvent sa souffrance.

L’appel des peuples persécutés par la Chine est lancé. L’heure n’est plus à la dispersion mais à l’organisation de notre union. Toute proposition pour le « comment » est la bienvenue.

ONU, réveille-toi ! La sieste de complaisance au Parti Communiste Chinois est terminée.

Le temps des colonies est révolu… et pas seulement celles des Occidentaux. GAME OVER !
Tout pays
 (même occupé) a le droit d’exister, et tout Peuple a le droit d’exister.

Ce n’est pas seulement nous qui le déclarons… c’est le droit international.

Humblement,
le P’tit Bêtain Ugen
གུས་བོད་པའི་གླེན་ཆུང་ནུབ་པ་ཨོ་རྒྱན་ནས།

 

First of all, my thanks to my longtime friend of over forty years, Pierre-Antoine Donnet, for your appearance on TV5 Monde Info about Xi Jinping’s visit to Lhasa…!

First of all, thank you to my long-time friend—more than forty years of friendship—Pierre-Antoine Donnet, for your intervention on TV5 Monde Info about Xi Jinping’s visit to Lhasa…!  https://youtu.be/DmXWk7crPMc?si=WHN7q3nqzkZWq-g9

 

On August 21, 2025, Xi Jinping travelled to Lhasa to attend the celebrations of the 60th anniversary of the creation of the so-called “Tibet Autonomous Region.”

Yet, before this date of administrative occupation (1965), is it not a slip of the tongue by the Chinese authorities to indirectly admit that Tibet was independent?

Lacking credible historical arguments, Beijing persists in claiming that Tibet “is part of China,” while the mere commemoration of this “creation” reveals the opposite.

In a staged setting, between military parades and official slogans, Xi called for “interethnic unity,” for “social stability,” and for the “adaptation of Tibetan Buddhism to socialist society.”

Behind these words lie three fears:
– the fear of secession by the peoples colonized by China,
– the fear of the Chinese people themselves, increasingly exhausted by the Chinese Communist Party and its policy of “total social security control,”
– and the fear of losing control over Tibetan Buddhism.

This show of force in fact reveals the fragility of a regime on the ropes,
which, in such a situation, threatens its neighboring countries in order to project a sense of power and confidence that it no longer possesses. Xi Jinping’s very authority, within the Party and the Chinese army, is said to be increasingly contested.

The announcement of the construction of the gigantic dam on the Yarlung Tsangpo River is in fact brandished as a threat… notably against a country like India.

To Xi’s call, WE, THE PEOPLES — and not the “minorities” as designated by the colonial discourse of the Chinese Communist Party — wherever we may be:
Tibetans, Uyghurs, Kazakhs, Kyrgyz, Uzbeks, Turkic peoples of East Turkestan, Mongols, Hui Muslims, Koreans of Heilongjiang, Taiwanese, Hongkongers, independent Christians, Falun Gong practitioners, Buddhists, Muslims,  and the dissident Chinese people themselves: writers, historians, lawyers, journalists, critical bloggers (Liu Xiaobo, Xu Zhiyong, Ilham Tohti, etc.), human rights defenders, independent NGOs, feminists, migrant workers, independent trade unions, a contesting student youth…

We declare that the time has come to unite.

To unite our forces to defend our memory, our dignity, and our right to exist.
This is the right moment to deliver a decisive blow to the Chinese Communist Party and its colonial and dictatorial policy.

The time has come for the decolonization of territories illegally and militarily occupied.

As for Western leaders, their silence or complacency towards Beijing amounts to outright complicity. By favoring their economic interests — always hypothetical — they betray their own values. France even goes so far as to hand over millions of euros to China under the pretext that it is a “developing country” (laughs…). The lure of profit is far too great for a country nonetheless considered one of the world’s great powers (laughs…). In this blatant hypocrisy, these governments turn their backs on their own proclaimed principles of democracy, human rights, and the freedom of peoples.

This is why we place greater trust in the peoples themselves and in their parliamentary representatives to carry our call, rather than in governments that have chosen compromise — often to the detriment of the interests of their own people, who all too often cry out in suffering.

The call of the peoples persecuted by China has been launched. The time is no longer for dispersion but for the organization of our union. Any proposal for the “how” is welcome.

UN, wake up! The nap of complacency toward the Chinese Communist Party is over. 

The era of colonies is over… and not only those of the Western powers. GAME OVER!

Every country (even when occupied) has the right to exist, and every people has the right to exist.
It is not only us who say this… it is international law.

Humbly,

The Little Silly Tibetan, Ugen
གུས་བོད་པའི་གླེན་ཆུང་ནུབ་པ་ཨོ་རྒྱན་ནས།