«Je voudrais remercier tous ceux qui ont permis que je puisse tenir à nouveau dans mes bras ma femme et mes enfants. «

Dhondup Wangchen, 43 ans, visiblement fatigué mais soulagé, déclarait à son arrivée : «Après de nombreuses années, c’est la première fois que j’apprécie le sentiment de sécurité et de liberté. Je voudrais remercier tous ceux qui ont permis que je puisse tenir à nouveau dans mes bras ma femme et mes enfants. Cependant, je ressens aussi la douleur d’avoir laissé derrière moi mon pays, le Tibet. »
Dhondup Wangchen s’adressera pleinement aux médias en temps utile.

« Dhondup Wangchen est un homme courageux qui n’a jamais abandonné sa foi dans les libertés et les droits fondamentaux. Il savait pertinemment qu’il n’avait d’autre choix que de fuir le Tibet, ce qui, en soi, représentait une évasion extrêmement risquée et dangereuse. Le fait est qu’il n’aurait jamais dû être détenu, emprisonné et torturé par la Chine pour avoir filmé et donner voix aux griefs tibétains. Maintenant, il est enfin libre de s’exprimer « , déclare Wangpo Tethong, porte-parole de la société Filming for Tibet.
Détenu par les autorités chinoises au Tibet en mars 2008 pour avoir réalisé le documentaire « Leaving Fear Behind », Dhondup Wangchen avait été condamné à six ans de prison pour « incitation à la subversion ». Son ami et assistant, le moine tibétain Golok Jigme, a également souffert de la détention et de la torture. « Leaving Fear Behind » a été distribué dans le monde entier par la société de distribution Filming for Tibet, basée à Zurich, dirigée par le cousin de Dhondup Wangchen, Gyaljong Tsetrin.
L’arrestation et l’emprisonnement de Dhondup Wangchen ont déclenché l’une des Campagnes les plus intenses en faveur d’un activiste tibétain. Il a contracté l’hépatite B en prison et a dû subir la condamnation aux travaux forcés [ système des laogaïs, ndt].
Bien que libéré, le 5 juin 2014, d’une prison de Xining dans la capitale provinciale du Qinghai, il restait sous stricte surveillance tant ses mouvements et ses communications étant constamment surveillés. Dhondup Wangchen a réussi à échapper aux autorités et à s’enfuir de sa région natale au Tibet, puis de la République Populaire de Chine.

De gauche à droite : Tenzin Norbu, Tenzin Dadon, Lhamo Tso, Dhondup Wangchen, Lhamo Dolma, Tashi Tsering à San Francisco le 26 décembre 2017.
Après plusieurs années de Campagne sans relâche pour son mari, la femme de Dhondup Wangchen, Lhamo Tso, et leurs enfants ont obtenu l’asile politique aux Etats-Unis en 2012. Golok Jigme avait pu fuir le Tibet pour rejoindre le Centre d’accueil tibétain de Dharamsala en Inde. a obtenu l’asile politique en Suisse en 2015.
Le voyage de Dhondup Wangchen vers la liberté a pris plus de dix ans et Filming for Tibet exprime sa reconnaissance à tous ceux qui ont apporté l’aide et le soutien dont les nombreux particuliers, les artistes, les groupes, organisations et différents Gouvernements.
Dhondup Wangchen a reçu le Prix International de la Liberté de la Presse du Comité pour la protection des journalistes en 2012 et le Prix International Václav Havel pour la dissidence créative en 2014.
De gauche à droite : Tenzin Norbu, Tenzin Dadon, Lhamo Tso, Dhondup Wangchen, Lhamo Dolma, Tashi Tsering à San Francisco le 26 décembre 2017.
image : Dhondup Wangchen, activiste tibétain video-reporter, arrive aux Etats-Unis, sain et sauf.
Dhondup Wangchen à San Francisco, le 26 décembre 2017
Contacts :
Wangpo Tethong (anglais, allemand): +1 415 802 7216
Dechen Pemba (anglais): + 44 20 3286 5186
Gyaljong Tsetrin (Tibétain): + 41 76 462 67 68
Demande médias : media@filmingfortibet.org
Traduction France – Tibet

A lire dans le New York Times : https://www.nytimes.com/2017/12/28/world/asia/tibet-filmmaker-dhondup-wangchen.html
En anglais dans The Guardian : https://www.theguardian.com/world/2017/dec/29/tibetan-filmmaker-welcomed-in-us-after-risky-escape-from-china?CMP=share_btn_tw
RAPPEL : A Paris en décembre 2010,
Action de France Tibet en soutien à Dhondup Wangchen
Lhamo Tso, femme du cinéaste Dhondup Wangchen, est venue ce 10 décembre 2010, témoigner de cette arrestation injuste, auprès des Députés et Sénateurs des groupes d’ Etudes sur le Tibet, invitée par le député Maire Patrick Bloche pour la cérémonie de Parrainage de Lhassa, la capitale du Tibet par Paris XI ème, en présence de Lionnel Luca, président du Groupe Tibet à l’ Assemblée Nationale.

Les députés français appellent à la libération de Dhondup Wangchen et rencontrent sa femme Lhamo Tso
Phayul [samedi 16 octobre 2010 10:56]
Par Tenam
Lhamo Tso dévoile la plaque commémorative de «Parrainage » de la ville de Lhassa par la Municipalité de Paris XI ème, sous le regard du Maire Patrick Bloche (à droite). Sont également présents Marcelle Roux, Présidente de France Tibet et le Député Lionnel Luca.
photo par Eric
Paris, le 15 octobre 2010 – Le Groupe Parlementaire d’ Etudes pour le Tibet, l’un des plus importants groupes de parlementaires français, a appelé à la libération de Dhondup Wangchen, cinéaste tibétain amateur qui purge une peine de six ans de prison et de « rééducation par le travail » [ laogaïs les travaux forcés ndt ], pour son film « Leaving Fear behind « Oublier sa peur » ).
La femme de Dondhup Wangchen, Lhamo Tso, a rencontré les députés français et a pu leur donner les dernières nouvelles concernant les conditions de détention de son mari. Lhamo Tso est actuellement à Paris dans le cadre de sa tournée en Europe en vue d’obtenir du soutien pour la libération de son mari.
Wangchen serait en mauvaise santé, souffrant d’ une l’hépatite B, selon son épouse Lhamo Tso, qui vit en exil. Lhamo Tso déclarait qu’elle était « très inquiète de la détérioration de la santé » de son mari.
« Nous avons envoyé une lettre à l’Ambassadeur chinois appelant à la libération de Dhondup Wangchen et demandé à tous les membres du Groupe de présenter la lettre dans leur juridiction », a déclaré Lionnel Luca, Président du groupe.
« Mon mari est l’un parmi des centaines de prisonniers politiques qui croupissent dans les prisons chinoises aujourd’hui », a-t-elle souligné lors de son discours au Sénat français, où elle a rencontré Jean-François Humbert, Président du Groupe d’Informations Tibet au Sénat.
Elle était l’ invitée spéciale de Patrick Bloche, Maire du 11ème arrondissement de Paris, pour une projection spéciale de « Leaving Fear Behind » ce mercredi 15 octobre . Elle a pu également dévoilé une plaque commémorative de « Parrainage « de Lhassa, la capitale du Tibet, une initiative de l’ Association France-Tibet.
« Cette action est destinée à montrer notre solidarité avec la juste cause du peuple tibétain », a déclaré le bureau du maire.
Après la projection du film, Lhamo Tso répondait aux questions du public.
« C’est un privilège de pouvoir rencontrer et entendre cette femme courageuse, résolue et digne », a déclaré Martha Graugnard de Students for a Free Tibet, en France.
Tashi Wangdi, représentant de Sa Sainteté le Dalaï Lama, Lionnel Luca, et Thupten Gyatso, président de la Communauté tibétaine de France étaient présents à la cérémonie.
Wangchen avait voyagé dans des coins reculés dans la région orientale d’Amdo et à travers le Plateau du Tibet, d’octobre 2007 à mars 2008, filmant plus de trente-cinq heures d’interviews. Les cassettes avaient t été envoyées en mars 2008 en Suisse ; là le cousin de Wangchen, Gyaljong Tsetrin, a réalisé le film puis sa distribution.
Le film présente successivement les témoignages d’ une vingtaine de Tibétains de l’ Amdo, leurs points de vue sur les Jeux olympiques de Pékin, la situation actuelle à l’intérieur du pays et appelle au retour du Dalaï Lama.
Contact , allemand): +1 415 802 7216
Dechen Pemba (anglais): + 44 20 3286 5186
Gyaljong Tsetrin (Tibétain): + 41 76 462 67 68
Demandes des médias: media@filmingfortibet.org