Migmar Dolma a été agressée à Bâle par un employé de l’ambassade de Chine. Elle n’est pas un cas isolé : la répression transnationale exercée par la République populaire de Chine contre les Tibétain(e)s et les Ouïghour(e)s vivant en Suisse est un problème majeur.
« J’ai été attaquée et plaquée au sol par un employé en civil du service de sécurité, certainement de l’ambassade chinoise, durant la fête de la lune à Bâle », raconte la militante tibétaine Migmar Dolma. Elle protestait pacifiquement contre la politique chinoise à l’encontre du Tibet lorsqu’elle est attaquée, empêchée de brandir sa pancarte et d’exercer son droit à la liberté d’expression. Le pire aux yeux de Migmar Dolma : le président du gouvernement bâlois, alors présent, Guy Morin, prend la parole contre les Tibétain·e·s et leur demande de ne pas gêner la manifestation.
Migmar Dolma retransmet le cinglant incident dans une interview avec la SPM et demande instamment à la Suisse de faire passer les droits humains avant le profit et de les imposer dans les relations diplomatiques avec la République populaire de Chine (RPC).
