« Les Tibétains ont un droit inaliénable à être les garants de leur patrimoine culturel, religieux et linguistique unique ». Elle a incité les membres du Conseil des droits de l’homme auprès de l’ONU à » se joindre aux États-Unis pour encourager la Chine à honorer ses engagements internationaux : respect de la singularité de la culture et de l’identité tibétaine, respect des droits de l’homme fondamentaux, et observation des protocoles internationaux sur les relations diplomatiques et l’accès réciproque entre les états. » Faisant état de la Chine comme d’un « partenaire stratégique vital » pour beaucoup de pays représentés au Conseil, elle a ajouté que tout en comptant sur la Chine pour jouer un rôle grandissant au sein de la communauté internationale, « nous attendons aussi d’elle qu’elle se conforme à ses engagements internationaux au regard des droits de l’homme au Tibet. » Elle a constaté que, lors du Conseil des droits de l’homme auprès des Nations Unies, de nombreux pays avaient incité la Chine à avancer dans le respect de ses obligations internationales à protéger les droits de l’homme fondamentaux au Tibet. Elle a souligné en particulier que, en 2013, neuf états avaient fait à la Chine des recommandations concernant spécifiquement le Tibet dans le processus d’examen périodique universel. La Chine avait été appelée à plus d’amélioration dans le domaine de la liberté religieuse, des droits des minorités et de l’accès au Tibet des représentants des Nations Unies. Cependant, le gouvernement chinois n’avait accepté qu’une des douze recommandations et avait répondu dans le même temps par un renforcement encore plus strict des contrôles sur la liberté de religion, d’expression, de réunion, d’association et de mouvement des Tibétains. Même l’acceptation de cette unique recommandation –à savoir la possibilité pour le Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme de se rendre au Tibet- n’a pas été suivie d’effet en dépit des requêtes de l’actuel Haut-commissaire, M. Zeid, a-t-elle ajouté. Elle a qualifié ces comportements, ainsi que les actions de la Chine pour discréditer le Dalaï Lama, de malheureux et de contreproductifs. En plus des problèmes liés aux droits de l’homme en général, de l’accès au Tibet et de la liberté religieuse, elle a aussi indiqué que la situation tragique du Tibet, où quelques cent quarante Tibétains se sont immolés par le feu en signe de protestation, mettait en évidence la nécessité pour la Chine de reprendre le dialogue direct, sans conditions préalables, avec le Dalaï Lama ou ses représentants. Elle a souligné que le seul souhait du Dalaï Lama était de préserver l’héritage culturel du Tibet par une véritable autonomie à l’intérieur de la République Populaire de Chine. M. Mecacci, Président d’ICT, a posé un certain nombre de questions à la Chine afin de se faire préciser pourquoi , si la situation des droits de l’homme au Tibet était aussi bonne que l’affirmait la Chine, l’entrée en était toujours refusée aux responsables des droits de l’homme à l’ONU, aux journalistes internationaux indépendants, aux associations pour la défense des droits de l’homme ainsi qu’aux diplomates, tout en étant étroitement réglementée pour les touristes occidentaux. Il a aussi voulu savoir en particulier pourquoi, si les droits de l’homme étaient respectés au Tibet, la Chine n’autorisait pas l’ancien Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme à se rendre dans les secteurs tibétains de la RPC pour apprécier la situation. Parmi les participants à la table ronde se trouvaient également Keith Harper, du Conseil aux droits de l’homme de l’ONU, ainsi que Tsering Jampa et Vincent Metten d’ICT Europe.]]>

