* Définition du Gauleiter : Chef d’un district dans l’Allemagne nazie et dans les territoires occupés rattachés au IIIe Reich.
Les dernières mesures déployées par la Chine pour plonger le Tibet dans le trou noir de l’information
Le 1er février 2023, une nouvelle loi est entrée en vigueur au Tibet, avertissant de sanctions plus sévères pour toute personne créant des « troubles publics en se livrant à des actes séparatistes. »
La loi, initialement adoptée en 2016, vise à renforcer la surveillance et la censure numériques dans la région, les nouvelles exigences permettant aux autorités de cibler les Tibétains pour une activité en ligne jugée critique à l’égard de l’occupation chinoise du Tibet.
La loi elle-même ne précise pas le type de violations qui vaudraient à chaque Tibétain des ennuis avec les autorités, ce qui fait craindre que la police chinoise ne l’utilise pour cibler toute personne ayant des conversations culturelles, sociales ou religieuses liées au Tibet.
Par exemple, l’article 11 de la loi stipule que « toute personne considérée comme constituant une menace pour la sécurité nationale et l’intérêt public, jugée antisocialiste ou considérée comme faisant preuve de séparatisme en entretenant une association avec des groupes ou des individus indépendantistes tibétains sera punie. »
Selon divers médias tibétains en exil, on assiste à une nouvelle vague de répression de la communication entre les Tibétains vivant au Tibet et ceux en exil.
Un exemple est le rapport de ‘Radio Free Asia’ qui confirme qu’à partir de janvier 2023, les autorités chinoises du comté de Drago ont averti les Tibétains « d’arrêter de communiquer avec les personnes hors du Tibet », citant une source sur place.
« Leurs téléphones portables sont contrôlés de manière aléatoire et il leur est interdit de partager tout type d’information avec l’extérieur », a ajouté la source.
Les personnes qui partagent des photos, des discours, des campagnes, des livres ou des vidéos liés à ces groupes, ou qui soutiennent ces activités, peuvent également être visées.
En janvier 2023, Human Rights Watch (HRW) a détaillé, dans son 33e rapport annuel, l’aggravation de la répression, de la détention et de la poursuite en justice des défenseurs des droits de l’homme par le gouvernement chinois en supprimant leur liberté d’expression. Dans ce rapport, les enquêteurs ont également souligné la sinisation de la religion par Xi Jinping, qui contrôle et dicte les activités religieuses de manière exhaustive.
‘Human Rights Watch’ a déclaré que les autorités chinoises continuent d’appliquer de sévères restrictions aux libertés de religion, d’expression, de mouvement et de réunion au Tibet. Parmi les autres préoccupations généralisées figurent les déplacements massifs de population, la dégradation de l’environnement et la suppression progressive de la langue tibétaine dans l’enseignement primaire. Le rapport souligne également la condamnation et la détention du célèbre écrivain tibétain Go Sherab Gyatso et d’autres personnalités religieuses et culturelles, Rongwo Gendun Lhundrup et Thubten Lodro, qui ont été arrêtés parce qu’ils étaient soupçonnés de dissidence.

