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19/06/26 | 17 h 30 min par Lopsang Gurung

TIBET : Pékin s’invite à utiliser le marxisme pour promouvoir sa politique colonialiste au Tibet. Où sont passés les 10 principes de la Conférence de Bandung de 1955 et la constitution chinoise du 4 décembre 1982?

En violation très certainement des DROITS DE L’ENFANT  …
UNICEF…?
UNICEF…J’ÉCRIS TON NOM
RIEN NE BOUGE ?
RIEN D’ÉTONNANT..
PÉKIN A SAVAMMENT NOYEAUTÉ TOUTES LES INSTITUTIONS ONUSIENNES et pas seulement..
CQFD.
Nos gouvernants et élus, pleutres s’il en est  face à Xi Jiping, courbent l’échine…
Les enfants du Tibet vivent dans  la terreur, coupés de leur famille et de leur famille, sont manipulés, embrigadés, entraînés à  l’espionnage de leur entourage, famille et amis,  DÉCÉRÉBRÉS littéralement par ce véritable viol de leur conscience.
On connaît déjà la volonté monumentale de Xi Jiping de dominer son Peuple et la Planète..
Ces pratiques appliquées au Peuple du Tibet et certainement au Peuple ouïghour  sont absolument IGNOBLES .
Cependant c’est l’OMERTA GÉNÉRALE…
Le mot du bureau de France Tibet

Des spécialistes du Tibet sont invités à utiliser le marxisme pour promouvoir le programme de Pékin

Pékin réunit des experts du Tibet pour réaffirmer que la recherche doit servir l’idéologie et façonner les récits mondiaux.

Symposium du 3 juin. (Source : Weibo)

Le symposium organisé à Pékin le 3 juin, sous le titre « Promouvoir le développement de haute qualité de la recherche tibétologique en Chine et des centres de réflexion nationaux de haut niveau sur les questions tibétaines », a offert un aperçu révélateur de la vision du Parti communiste chinois quant à l’avenir de la tibétologie. Cette rencontre marquait le quarantième anniversaire du Centre chinois de recherche tibétologique, mais son ton était moins commémoratif que programmatique. Ce fut l’occasion de réaffirmer que les études sur le Tibet, en Chine comme à l’étranger, doivent se conformer à la ligne du Parti avec une discipline inébranlable. Li Ganjie, membre du Politburo et chef du Département du travail du Front uni , a présidé la séance d’ouverture et prononcé un discours qui n’a laissé aucune ambiguïté quant à la mission politique assignée à ce domaine.

Li a salué le rôle du Centre dans la coordination de la tibétologie aux niveaux national et international, ainsi que dans l’orientation des chercheurs vers ce qu’il a qualifié de système de connaissances autonome chinois. Cette formulation faisait écho au projet idéologique plus vaste promu par Xi Jinping , qui vise à remodeler les sciences humaines et sociales afin qu’elles reflètent la vision du monde du Parti et renforcent son autorité. Dans ce cadre, la tibétologie devient une discipline stratégique. Elle est censée appuyer la gouvernance de la Région autonome du Tibet et des régions tibétaines du Sichuan, du Yunnan, du Gansu et du Qinghai, tout en contribuant à façonner la perception internationale du Tibet.

Li a décrit un monde en pleine tourmente et une région traversant une phase délicate de stabilité et de développement à long terme. Dans ce contexte, a-t-il affirmé, la tibétologie doit consolider ses fondements théoriques et maintenir une orientation politique résolue. Pour le PCC , la recherche sur le Tibet n’est pas une activité académique guidée par une enquête ouverte. Il s’agit d’un instrument politique, a déclaré Li, conçu pour consolider le rôle directeur du marxisme, promouvoir le programme de développement du Parti et perfectionner les mécanismes de gouvernance du Tibet. L’accent mis sur le renforcement du pouvoir discursif international révèle une autre dimension de l’intention. La tibétologie est appelée à devenir un vecteur de propagande extérieure, capable de contrer les critiques internationales des politiques de Pékin et d’influencer les débats sur l’avenir du Tibet.

Cette ambition prend une importance particulière à l’heure où la question de la succession du dalaï-lama plane en toile de fond. Bien que Li ne l’ait pas mentionné explicitement, l’insistance à façonner les récits mondiaux et à innover dans les méthodes de communication extérieure suggère un effort concerté pour préparer le terrain idéologique. Pékin cherche à garantir que son interprétation privilégiée de la religion, de l’histoire et de l’identité tibétaines prévale à l’échelle internationale lorsque la question de la succession deviendra incontournable. La tibétologie, redéfinie comme un groupe de réflexion de haut niveau plutôt que comme une discipline scientifique, devrait fournir les arguments, le vocabulaire et la façade académique à cette campagne.

Des tibétologues au symposium. (Source : Weibo)
Des tibétologues au symposium. (Source : Weibo)

Li a également plaidé pour une meilleure intégration des ressources de recherche, de nouveaux mécanismes pour transformer les travaux des groupes de réflexion en politiques concrètes, et un vivier de talents plus solide. Ces points s’inscrivent parfaitement dans la stratégie plus large du Parti visant à produire des travaux de recherche rapidement transposables en outils de gouvernance. La présence de représentants officiels du Tibet et des quatre provinces abritant des régions tibétaines, ainsi que de représentants d’institutions universitaires et d’universitaires de renom, a souligné le caractère coordonné de cette initiative. La tibétologie se réorganise en un projet national où la loyauté politique et la fiabilité idéologique priment sur l’indépendance méthodologique.

Le symposium a ainsi offert un aperçu de l’avenir d’une discipline qui aspirait autrefois à étudier une culture et une région avec une objectivité académique. Sous l’égide de Li Ganjie, la tibétologie se transforme en un instrument de la politique d’État. Sa mission est de légitimer les politiques de Pékin, de renforcer la doctrine marxiste et d’influencer l’opinion mondiale à un moment où les enjeux liés au leadership religieux et politique du Tibet s’intensifient. Cette transformation est présentée comme une modernisation et un développement de haute qualité, mais son but est en réalité de garantir que chaque aspect des études tibétaines serve les intérêts stratégiques du Parti.

La réaction des chercheurs internationaux est un sujet d’intérêt.