C’est avec une grande joie que nous annonçons la participation de l’équipe nationale tibétaine de football à la Coupe CONIFA qui se déroulera à Alcochete, au Portugal, du 3 au 8 août 2023. Bien sûr, nous vous attendons nombreux afin d’apporter votre soutien à cette Équipe nationale tibétaine de football. Nous comptons sur vous ! Bientôt plus d’informations !
E com muita alegria que anunciamos a participao da selecçao national national tibetana de futebol la taça CONIFA que tera lugar em Alcochete, Portugal entre os dias 3 e 8 de agosto 2023. Apelamos à vossa participaçao nos jugos a disputar pela Selecçao National Tibetana de Futebol. Contamos convosco! Brevemente mais informaçoes!
Pour rappels : https://www.sofoot.com/breves/pour-un-drapeau-tibetain-un-supporter-francais-avait-ete-arrete-avant-la-finale-du-mondial
Pour un drapeau tibétain, un supporter français avait été arrêté avant la finale du Mondial
Le 15 juillet 2018 n’a pas été un jour de joie pour tout le monde.
Officiellement arrêté avant la finale de la Coupe du Monde à Moscou par les services de sécurité russes en raison d’un problème de Fan ID (document à détenir pour accéder au stade, ndlr), Hugues Picon, un supporter français de 53 ans, a en fait été détenu pour une autre raison. Ce dernier aurait tenté d’exhiber un drapeau du Tibet dans les travées du Stade Loujniki. Une information dévoilée par RMC Sport et confirmée par l’ambassade de France en Russie.
Hugues Picon : « Si j’avais su, j’aurais fait le con après le match »
L’INCROYABLE HISTOIRE DE L’ÉQUIPE DE FOOTBALL DU TIBET
Équipe du Tibet de football
Au Tibet, l’altitude asphyxie le seul club pro, condamné à fermer
Le seul club professionnel du Tibet va disparaitre à cause de l’altitude de son stade
Le kop lyonnais affiche son soutien au Tibet LE SAMEDI 28 SEPTEMBRE 2019 À 14:00
Et un taquet de plus pour la Ligue, un !
Ce samedi, le match OL-Nantes a été programmé en début d’après-midi par la LFP dans un but bien précis : draguer le marché asiatique, et notamment chinois. 13h30 en France correspond en effet au prime time télévisuel en Chine, mais devoir se rendre au stade si tôt pour satisfaire les téléspectateurs chinois n’est visiblement pas du goût des supporters lyonnais qui ont fait d’une pierre deux coups en profitant de l’occasion pour faire passer un message politique déplaisant pour Pékin.
Avant le match, le Kop Virage Nord, le plus important des groupes de supporters de l’OL, s’est ainsi fendu d’un tifo « Free Tibet » , affichant son soutien à une région de Chine ayant de fortes velléités indépendantistes et régulièrement sujette à de vives tensions politiques. Le message s’est ensuite transformé en « Free Ligue 1 » , et de nombreux drapeaux tibétains ont été agités.
Mérité, tout simplement.
Tibet or not Tibet ?

La dernière fois que le Tibet a eu l’honneur des gazettes sportives, c’était à l’occasion des JO de Pékin, avec Robert Ménard en première ligne. Triste. Dans son numéro de novembre, So Foot propose donc huit pages de reportage à Mundgod, dans un camp de réfugiés du sud de l’Inde où se tenait le XVIIe Gyalyum Chenmo Memorial Goldcup Football Tournament.
L’invitation à couvrir cet événement nous avait été faite par Michael Nybrandt, un type qui a de la suite dans les idées. En 1997, ce jeune Danois rêve en effet lors d’une nuit de camping au Tibet qu’il est le coach de l’équipe nationale pendant la coupe du monde. En 2001, il réussit malgré les pressions du gouvernement chinois à organiser un match historique à Copenhague contre le Groenland. Les statuts de la Tibetan Sports Association sont déposés l’année suivante et l’une de ses premières missions est de relancer ce tournoi moribond. Créé en 1981, il n’avait été organisé qu’à deux reprises depuis 1989…
Pour les organisateurs, ce rendez-vous annuel est l’occasion de détecter les meilleurs talents de la communauté tibétaine réfugiée en Inde, mais aussi au Bhoutan ou au Népal. Car si le Tibet n’est pas reconnu par la FIFA et si se frotter à des adversaires de prestige est difficilement compatible avec la Real-politique de rigueur dés qu’il s’agit de ne pas froisser les Chinois, les Tibétains ne veulent pas lâcher l’affaire. Leur objectif est d’envoyer une équipe à la VIVA World Cup, la coupe du monde des peuples sans pays, qui devrait se tenir l’an prochain au Kurdistan.
Retour donc en images sur le plus grand événement sportif tibétain. Parce que c’est bien connu : le papier seul ne suffit pas.
1. Kelsang Dhundup, secrétaire exécutif de la Tibetan Sports Association, pose avec le maillot de l’équipe nationale, fraîchement envoyé de Hollande par le nouveau sponsor.
2. La mousson tardive a rendu impraticable la pelouse initialement prévue au grand dam des joueurs allergiques à la poussière et fragiles des articulations.
3. Les chutes sont souvent saignantes. A droite, Phuntsok Nangyal, le physiothérapiste de l’équipe nationale, parfaitement à l’aise dans ce remake de M.A.S.H.
4. Tous les participants se retrouvent le soir pour le dîner dans l’une des dépendances de la Drepung Gomang School. On fait la queue patiemment avant de tourner autour du buffet aux mets aussi variés que succulents.
5. Les deux internationaux tibétains du Tibetan Dickey Larsoe FC de Bylakuppe posent dans les cuisines. Chaque soir, le repas était financé par un mécène différent, lequel était chaleureusement applaudi et remercié par une Kata, une écharpe blanche.
6. Les salles de classe servent de dortoir aux équipes mais la cour, elle, est toujours squattée par les moines qui profitent à fond des vacances pour taquiner le cuir.
7. L’ambiance est bucolique, le public varié et concentré. Au premier plan, à droite, un recruteur se cache derrière ses lunettes noires…
8. Les Tibétains de Goa, l’ancienne colonie portugaise, portent les couleurs du Celtics. Sur la photo derrière, Gyalyum Chenmo, la mère du Dalai-Lama, qui a donné son nom au tournoi.
9. Après le derby de Bylakuppe en quart, remporté aux tirs aux buts par Gulladhalla FC contre le TDL FC, les adversaires se congratulent. Car ici, c’est toujours le fair-play qui gagne.
10. Le tournoi a lieu pendant les vacances des moines, qui représentent presque 60% de la population de Mundgod, mais quelques étudiants et même des femmes jouent des coudes dans les travées…
11. Ce n’est pas un collectif de hip-hop, juste des joueurs du Doeguling FC, l’une des deux équipes de Mundgod engagées dans le tournoi, qui posent quelques heures avant de perdre leur demi-finale.
12. La plupart des spectateurs marchent, mais on peut aussi en croiser à trois sur une moto, voire à trente dans une bagnole….
13. Clic-clac c’est dans la boîte! Le Gulladhalla FC de Bylakuppe vient de remporter le tournoi après avoir disposé du tenant du titre, le Dhondupling FC de Clement Town.
14. Il a la coupe de Neymar mais Michael Ballack est son joueur préféré. Tenzin Kunchok n’est pas pour rien dans la victoire finale du Gulladhalla FC : il aura joué à tous les postes, sauf gardien de but!
La Chine, le Tibet et le football

Quelques jours après la fin de la Coupe du monde féminine de la FIFA, une équipe de joueuses tibétaines a rencontré une équipe de joueuses chinoises au début du mois de juillet. Un nouvel exemple qui tend à prouver qu’au-delà du sport, le football est encore aujourd’hui un formidable outil diplomatique.
Les politologues amoureux du sport se frottent les mains, ils ont encore une belle page à écrire. Après que le ping pong a joué un rôle important, en 1971, dans la normalisation des relations entre la Chine de Mao et les États-Unis de Nixon, après que le football a été le détonateur d’une guerre entre le Honduras et le Salvador et alors même que le sport pose encore de nombreux problèmes entre Cuba et l’Oncle Sam, voilà que le ballon rond s’invite à nouveau à la table de négociations diplomatiques historiques. Une petite table dans une très grande salle dont les portes sont restées fermées pendant bien trop longtemps. Car depuis 1959, aucune rencontre entre sportifs tibétains et sportifs chinois n’avait eu lieu, et si on entendait parler de football entre ces deux entités politiques, c’était simplement pour comprendre que l’une interdisait à l’autre de disposer de sa propre sélection nationale. Certes, aujourd’hui, cette rencontre ne va pas miraculeusement réconcilier ces deux entités. Mais elle a au moins le mérite d’essayer.
Une rencontre historique
Le 5 juillet dernier, une équipe composée de sept joueuses tibétaines rencontrait une équipe chinoise lors du Discover Football Festival, à Berlin. Phuntsok Dolma, Sherab Dolma, Yandan Lhamo, Tenzin Norzom, Tenzin Dasel, Sonam Palyang, et Tenzin Yangzom devenaient alors les premières joueuses du plateau tibétain à disputer une rencontre dans un pays étranger, et quelle rencontre ! Les joueuses avaient été sélectionnées dans un camp de réfugiés, en Inde, par leurs coachs, Gompo Dorjee et Cassie Childers, pour la simple et bonne raison qu’en Chine, elles n’auraient jamais eu le droit de mettre le pied sur un ballon. Alors, quand se sont présentées à elles les joueuses de la Shanghai Sports University, tout laissait penser que les quatorze protagonistes allaient jouer un match dur, un match à l’image des relations entre la Chine et le Tibet. Mais il n’en fut rien. Au contraire, la joie et la bonne humeur émanant de cette rencontre surprit jusqu’à l’entraîneur tibétain lui-même.
« C’était un moment incroyable » , expliquait Cassie Childers au journaliste Ivan Broadhead. « Nos joueuses ont couru vers leurs homologues chinoises pour leur dire bonjour. Les Chinoises ont été un peu surprises au début. Elle ne savent pas ce qu’il se passe au Tibet, elles ne comprennent pas pourquoi ces filles-là étaient réfugiées en Inde. Elles ont entendu toutes leurs histoires, c’était très touchant » , confiait-elle. Et comme une belle histoire ne pouvait pas s’arrêter en si bon chemin, les joueuses se sont finalement alliées pour jouer dans la même équipe et remporter la finale sur le score de trois buts à un. Un grand moment que Lea Gölnitz – l’une des organisatrices – met sur le compte de la bonne humeur féminine. Selon elle, le football féminin est plus enclin que le football masculin à faire avancer des causes qu’on pense mortes. Depuis, les joueuses sont rentrées chez elle, en Inde, ou en Chine, et ont repris le cours d’une existence marquée par la discrimination et la haine. Mais qui sait, peut-être que cette petite pierre est la première d’un pont diplomatique entre la Chine et le Tibet.
Révélations mystiques et football en exil
Au-delà de cette petite équipe, le Tibet possède également une équipe nationale. Elle n’est reconnue ni par la FIFA ni par l’AFC, mais elle existe bel et bien. Et possède, derechef, une des histoires les plus incroyables que le monde du football ait jamais connues. En 1997, Michael Nybrandt, un jeune Danois, part découvrir le Tibet avec ses chaussures et sa tente. Une nuit, il se réveille en sursaut, avec une idée fabuleuse derrière la tête. Il vient tout juste de rêver qu’il était le sélectionneur d’une équipe tibétaine qui n’existe pas encore. Porté par la puissance de sa prévision, il se débat contre les autorités chinoises et parvient à organiser un match international contre le Groenland à Copenhague, en 2001. Moins d’un an plus tard, les statuts sont déposés et la Fédération tibétaine est née. Très vite, et ce, grâce à une équipe de tournage suivant l’équipe lors de son premier match, le onze tibétain est baptisé « the forbidden team » ( « l’équipe interdite » , ndlr).
Tout comme c’est le cas pour les joueuses et joueurs, les membres de la Fédération ont aujourd’hui rejoint l’Inde pour échapper à la répression chinoise. Depuis la ville de Dharamsala, tous œuvrent pour que les exilés aient le droit de pratiquer le sport qu’ils aiment. Un sport qui représente bien plus pour eux qu’un simple loisir puisqu’il est l’un des seuls moyens dont disposent les exilés pour se faire entendre à l’international. Et dans leur combat pour une reconnaissance et une légitimité, les Tibétains ne sont pas seuls. À plusieurs reprises, les peuples sans pays se retrouvent autour du ballon rond lors de la Viva World Cup. En 2006, l’équipe du plateau du Tibet avait pu y participer, mais depuis, les sponsors se font rares et les financements sont maigres. Mais les choses peuvent changer, comme l’ont prouvé ces athlètes tibétaines.



