Un registre inattendu pour un film tibétain

Le film bénéficie du soutien du célèbre cinéaste tibétain Pema Tseden, connu des cinéphiles étrangers pour son travail quasi documentaire sur sa région d’origine (son dernier film, Balloon, est sorti en France en mai dernier). One and Four a d’ailleurs pour chef opérateur Lu Songye, un technicien chinois associé de longue date avec Pema Tseden. Et il met entre autres en scène Jinpa, l’un des acteurs fétiches de ce cinéaste.

D’après des informations diffusées par des organes de presse chinois, ce film ne se contente pas d’être un film plus abouti esthétiquement que d’autres films tibétains, mais il témoigne aussi des progrès accomplis par le cinéma local. Par ailleurs, il relève d’un genre cinématographique inédit au Tibet : l’absurde et le suspense. C’est en effet l’histoire de trois braconniers qui, venus de nulle part, arrivent dans une forêt protégée : ils sèment la terreur et le garde forestier est vite dépassé par les événements.

Le jeune réalisateur tibétain Jigme Trinley est diplômé de la section “mise en scène” de l’Académie du film de Pékin et a également travaillé lors de ses vacances sur les tournages des films de Pema Tseden tels que Balloon, mais aussi sur des films de réalisateurs chinois.

En 2017, il a tourné un documentaire intitulé “Ils font des films sur le haut plateau”, inédit en France. One and Four est son premier long-métrage.

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Plus d’infos sur le Festival international du film de Tokyo à cette adresse. Il se déroulera du 30 octobre au 8 novembre 2021.

La fiche du film One and Four sur le site du festival.

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Une scène du film One and Four, le premier long-métrage du réalisateur tibétain Jigme Trinley. Photo Mani Stone Pictures/ Festival international du film de Tokyo.