A l’occasion de l’Année de la Compassion et en hommage au Dalaï Lama, France Culture diffusera à partir du lundi 29 septembre une chronique de 6 mn sur le Tibet à 6h38 le matin pendant toute la semaine.
Premier reportage dans un restaurant tibétain à Paris :
2025 est une année particulière pour les Tibétains. Elle résonne avec les 75 ans de l’invasion chinoise, et le 90e anniversaire de leur figure spirituelle, le Dalaï Lama. Deux anniversaires liés pour la diaspora tibétaine qui défend la culture tibétaine en France, à commencer par sa gastronomie.
La défense de la culture tibétaine est depuis toujours l’une des priorités du 14e Dalaï Lama. Dès sa fuite de Lhassa en 1959, il va défendre l’idée que l’avenir de son pays passera par la sauvegarde de sa culture, de la langue et de sa religion. Cette conscience aiguë, il l’a tient de ses propres réflexions mais aussi des écrits de son prédécesseur, le 13e Dalai Lama. Ce dernier avait laissé dans son testament des notes prophétiques. Lorsque la Chine communiste entrera en conflit avec le Tibet, expliquait-il, alors elle s’en prendra « à nos traditions culturelles et spirituelles », et de poursuivre : « Nos institutions culturelles et spirituelles seront persécutées, détruites et oubliées ».
Préserver la culture tibétaine, une obsession du Dalaï Lama, qui dès son arrivée en Inde à Dharamsala en 1959, le poussera à construire des écoles, et à protéger les écrits et savoirs tibétains en dehors des frontières de son pays. Mais au delà de l’Inde, c’est dans le monde entier que la culture tibétaine s’est distillée notamment grâce à sa diaspora. Discrète dans un premier temps, cette communauté tibétaine a grandi avec de nouvelles générations. Aujourd’hui, 75 ans après l’invasion du Tibet par la Chine, elle s’exprime plus facilement, arbore fièrement son drapeau et poursuit l’œuvre de son leader en faisant découvrir ce qu’est l’âme du Tibet.
À Paris, cela passe notamment par le 10e arrondissement, où l’on ne compte plus les restaurants tibétains qui ouvrent. La tibétologue Françoise Robin parle même pour ce quartier de « petit Tibet de Paris ». Parmi eux, le restaurant « Joyaux du Tibet », que tient un certain Géshé la. Pour comprendre qui est ce Tibétain, il faut savoir que le terme Géshé la est plutôt un titre qui sert à qualifier le niveau d’étude bouddhiques. Le morphème « la » ajouté au terme Geshe sert à marquer le respect.
Il faut dire que lorsque l’on va manger au restaurant « Joyaux du Tibet », on vient se nourrir le corps, mais aussi l’esprit. On pourra ainsi y déguster de bonnes pâtes fraiches faites maison mais surtout découvrir les coutumes et traditions tibétaines.

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L’âme du Tibet passe aussi par sa gastronomie
2025 est une année particulière pour les Tibétains. Elle résonne avec les 75 ans de l’invasion chinoise

