Assistons-nous aux prémices d’un conflit mondial ? Pour la première fois depuis le début de la guerre en Ukraine, la Chine s’est positionnée en faveur de la Russie. Lors d’une conférence de presse à Pékin ce lundi 30 janvier, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois, Mao Ning, a accusé les États-Unis « d’avoir déclenché la crise en Ukraine » et d’ « être le principal facteur qui l’alimente » en fournissant des armes lourdes à Kiev.
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Le 24 janvier, l’administration américaine avait reproché aux entreprises publiques chinoises d’assister militairement et économiquement la Russie, rappelle la chaîne américaine Bloomberg. Des accusations infondées, selon Pékin qui estime être victime de « chantage ». Dans sa déclaration, la porte-parole Mao Ning accuse Washington d’avoir « semé la paranoïa ». Elle affirme que la Chine « n’ajouterait jamais de l’huile sur le feu », et assure que le pays « alimenterait encore moins la crise ».
FIN DE LA NEUTRALITÉ
Le soutien des entreprises chinoises à la Russie consiste en une assistance militaire et économique non létale, selon Bloomberg, ce qui ne constitue pas une entorse au régime de sanctions imposé par les États-Unis et leurs alliés à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
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Ce changement de ton inédit intervient quelques jours avant la visite du secrétaire d’État américain Antony Blinken, à Pékin dimanche et lundi prochain. Jusqu’à présent, Xi Jinping avait toujours adopté une position neutre à l’égard de Vladimir Poutine. Que ce soit mi-septembre, lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) [dont font partie la Chine et la Russie] où Pékin a fait part de ses inquiétudes sur la guerre en Ukraine à son homologue russe. Ou fin septembre lors de l’Assemblée générale de l’ONU, lorsque le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a appelé l’Ukraine et la Russie à ne pas laisser la guerre « déborder ».

