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31/08/16 | 13 h 49 min par enzin Monlam

Indresh Kumar un des leaders du RSS Indien déclare que le Tibet devrait être libre

que le Tibet devrait être libre, que ce soit par la voie du milieu ou bien par l’indépendance. C’est au cours d’une conférence de presse à Dharamsala, organisée par le secrétariat du  Parlement  Tibétain en exil, qu’Indresh Kumar a manifesté son espoir que Beijing renoue le dialogue avec l’Administration Centrale Tibétaine. Il a également encouragé la Chine à protéger la culture et l’héritage tibétains ainsi qu’à préserver l’environnement des dégradations engendrées par le développement économique. Indresh Kumar propose également de rétablir le Tibet comme zone tampon protégée. « La Chine n’a jamais été un pays frontalier de l’Inde. Il n’y avait que 78 personnes – 26 Tibétains et 52 Indiens – postées aux 13 postes de contrôle le long de la frontière. Aujourd’hui, il y a plus de 200 000 hommes postés aux mêmes 13 postes de contrôle pourvus d’armes d’assaut et de munitions lourdes. » selon ce leader du RSS qui a coopéré avec le mouvement tibétain depuis 17 ans. Indresh Kumar, qui est aussi le Fondateur d’Himalaya Parivar et le dirigeant du Bureau de coordination Ind- Tibet ( Bharat Tibbat Sahyog Manch), a ironisé en pointant que l’agrandissement des routes et des bases frontalières, ainsi que le fait qu’elles soient pourvues de munitions lourdes, n’était en aucune façon, des démonstrations d’amour envers le Tibet ou l’Inde. « Le Gouvernement chinois a fait d’énormes investissements militaires dans la région himalayenne tandis que la population vivant  dans ces régions est très faible. Ces dépenses révèlent l’intention chinoise quant à la conquête de cette région. L’homme politique indien affirma qu’il ne détestait pas la Chine mais que la Communauté mondiale et les pays asiatiques, plus particulièrement ceux de la région himalayenne, devraient rester sur leur garde et se méfier des ambitions colonialistes chinoises. « La paix et la fraternité sont les deux seuls piliers sur lesquels peuvent se construire un développement sain et une gouvernance éclairée. Si la Chine désire la paix et la fraternité ils devraient abandonner leur politique répressive et leur impérialisme, » nous signale le leader du RSS. Dans ce contexte, la réaction du député du Parlement Tibétain en exil Acharya Yeshi Phuntsok à un article du Nikkei Asian Review nous permet de mieux comprendre les tensions liées aux tibétains, à la Chine, l’Inde et à la région Himalayenne. Les problèmes frontaliers entre l’Inde et la Chine remontent à 1914 lorsque les britanniques (qui dirigeaient l’Inde comme colonie) ont fixé les frontières suite à un accord avec le Tibet que la Chine a toujours rejeté. Aujourd’hui l’Inde et la Chine revendiquent les mêmes terres. Dans l’article récent du Nikkei Asian Review, il était relaté une rencontre de 2014 entre Xi Jinping et Narendra Modi, le Premier Ministre indien, qui négociait le sort des Tibétains en cas de décès de Sa Sainteté le Dalaï Lama. Il citait alors un politicien du RSS qui déclarait que les Tibétains en exil en Inde se verraient attribuer la nationalité indienne, que l’Inde stopperait les nouveaux exilés tibétains qui essaieraient de rejoindre l’Inde via le Népal et que New Delhi abolirait le Gouvernement tibétain en exil. En échange la Chine ne réclamerait plus les terres frontalières conflictuelles. Le député du Parlement Tibétain en Exil – TPIE – a donc réagi en affirmant que jamais l’Inde ne négocierait sur de tels sujets et que jamais elle ne prendrait de telles mesures. Traduction Brice BAILLIF pour France Tibet Dharamsala, le 20 août 2016]]>