L’arrestation de Woekar Kyi dimanche dernier et le manifestant solitaire de Lithang en l’espace de quelques jours mettent en évidence l’émergence, de plus en plus fréquente, de cas de personnes protestant spontanément et plus ouvertement par elles-mêmes. Tenzin Nyinjey, chercheur au TCHRD (Centre tibétains pour les droits de l’homme et de la démocratie), souligne le ton de désespoir et la nature impulsive de ces cas.«Les gens au Tibet ont recours à la protestation de leur propre initiative, au péril de leur vie, car c’est le seul moyen par lequel ils peuvent agir. En Chine, en particulier au Tibet occupé, contrairement au droit de manifester pacifiquement dans les pays démocratiques, le droit de réunion et la liberté d’expression n’existent absolument pas. De plus, en raison des systèmes de surveillance écrasants, et du déploiement massif des forces de sécurité, ainsi que de la police et des agents secrets, une manifestation de masse devient très difficile à organiser. Il en résulte ces protestations solitaires que nous voyons apparaître. » Dans un autre cas, Radio Free Asia a rapporté qu’un groupe tibétain de personnes âgées, incluant des femmes qui protestaient contre la construction d’un barrage près du village de Seching dans le comté de Yadzi, a été sévèrement battu par la police le 10 août. Quelques-unes auraient été détenues. Les forces de sécurité chinoises avaient déployé environ 100 hommes sur le site de construction dans la journée. Les manifestants ont été conduits dans un endroit isolé puis battus, plusieurs Tibétains ont été blessés. Le lieu et les conditions de détention des Tibétains ne peuvent pas être vérifiés en raison de problèmes de communication dans la région dû à des pannes d’électricité survenant régulièrement après des incidents. Traduction France Tibet]]>

