En ce jour de Lhakar ལྷག་དཀར་བཟང, Mercredi Blanc, jour de la résistance non-violente tibétaine,montrons et affichons autant que possible, les photos du Dalai-Lama et de Zhang Yi.
LA VERSION ANGLAISE CI-DESSOUS
France-Tibet demande la libération immédiate et inconditionnelle du militant chinois pro-démocratie Zhang Yi.
Le 1er juillet 2026, jour de l’entrée en vigueur de la prétendue « Loi de la République populaire de Chine sur la promotion de l’unité ethnique et du progrès » (« Law on Promoting Ethnic Unity and Progress »), Zhang Yi a été arrêté à Lhassa après avoir simplement montré à un Tibétain une photographie de Sa Sainteté le 14e Dalaï-Lama.
Selon les informations actuellement disponibles, il est poursuivi pour « incitation », sans que les autorités chinoises aient précisé à quoi il aurait prétendument incité.
À la liberté de conscience ? À la liberté d’expression ? Au respect de la différence ? À la dignité humaine ? Ou aurait-il simplement rappelé, par une photographie, qu’un autre récit que celui imposé par le Parti communiste chinois existe ?
France-Tibet appelle les gouvernements démocratiques à rejeter la prétendue « Loi sur la promotion de l’unité ethnique et du progrès ». Une loi qui nie à des peuples le droit d’exister en tant que peuples ne peut se prétendre une loi de « progrès ». Sous couvert d’« unité ethnique », elle institutionnalise l’assimilation politique, culturelle, linguistique et identitaire. Le langage même de cette loi révèle la logique néocolonialiste du Parti communiste chinois : appeler « progrès » l’effacement des peuples, « unité » leur assimilation forcée et « harmonie » leur soumission.
Contrairement au récit officiel de Pékin, les peuples tibétain, ouïghour et mongol n’ont jamais été des « minorités ethniques chinoises » et ne le seront jamais. Ce sont des peuples à part entière, dotés de leur propre histoire, de leur propre civilisation, de leur propre langue, de leur propre culture, de leur propre territoire et de leur propre identité.
Si montrer une photographie du Dalaï-Lama devient un crime, alors c’est la liberté de conscience qui est en procès.
Aujourd’hui, Zhang Yi est poursuivi pour avoir montré une photographie.
Demain, quel autre simple geste sera considéré comme un crime ? Un regard ? Une parole ? Un livre ? Une prière ? Un souvenir ?
Nous n’oublions pas le peuple chinois. Lui aussi souffre du manque de liberté. Depuis des décennies, des millions de citoyennes et de citoyens chinois subissent la censure, la surveillance, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées et la répression pour avoir simplement voulu penser, écrire ou parler librement. Pourtant, la soif de liberté, de démocratie, d’État de droit et de dignité humaine demeure vivante au sein de la société chinoise.
En arrêtant Zhang Yi au Tibet pour avoir montré une photographie du Dalaï-Lama, le Parti communiste chinois révèle une vérité qu’il cherche précisément à faire taire : les aspirations profondes des peuples tibétain et chinois ne sont pas opposées. Elles se rejoignent dans une même quête de liberté, de justice et de dignité humaine. Zhang Yi devient aujourd’hui le symbole de cette rencontre entre la résistance tibétaine et l’aspiration démocratique chinoise.
France-Tibet exprime sa solidarité avec toutes les femmes et tous les hommes de Chine qui continuent, malgré les risques, à défendre pacifiquement la démocratie, les droits humains et l’État de droit.
Parce que la liberté n’a pas de nationalité.
Parce que la dignité humaine n’a pas de frontière.
Parce qu’aucun peuple ne devrait être privé du droit d’être lui-même.
France-Tibet demande la libération immédiate et inconditionnelle de Zhang Yi et appelle la Suisse, la France, l’Union européenne et l’ensemble des démocraties à condamner cette nouvelle atteinte à la liberté d’expression, à la liberté de conscience et aux droits fondamentaux.
Dans le contexte de la décolonisation, le général Charles de Gaulle qui a accueilli et adopté un groupe d’enfants tibétains, dont moi, comme “pupilles de la nation” rappelait que la France devait reconnaître à tous les peuples le droit de disposer d’eux-mêmes. Il affirmait ainsi un principe universel, aujourd’hui consacré par la Charte des Nations unies : chaque peuple est légitime en tant que peuple et doit pouvoir décider librement de son destin.
« C’est pourquoi (…) la France poursuivra sa route : cette route, c’est celle du droit des gens à disposer d’eux-mêmes. C’est celle de la raison et celle de l’humanité. »
Charles de Gaulle
Conférence de presse du 5 septembre 1960.
Pour France-Tibet
Le P’tit Bêtain Ugen
Vice-Président de l’association
On this day of Lhakar (ལྷག་དཀར་བཟང), White Wednesday, the day of Tibetan non-violent resistance, let us display, as widely as possible, photographs of His Holiness the Dalai Lama and of Zhang Yi.
France-Tibet calls for the immediate and unconditional release of the Chinese pro-democracy activist Zhang Yi.
On 1 July 2026, the day the so-called “Law of the People’s Republic of China on Promoting Ethnic Unity and Progress” entered into force, Zhang Yi was arrested in Lhasa after simply showing a Tibetan a photograph of His Holiness the 14th Dalai Lama.
According to the information currently available, he is being prosecuted for “incitement”, yet the Chinese authorities have failed to specify what he is alleged to have incited.
Freedom of conscience? Freedom of expression? Respect for difference? Human dignity? Or did he simply remind someone, through a photograph, that another narrative exists beyond the one imposed by the Chinese Communist Party?
France-Tibet calls on democratic governments to reject the so-called “Law on Promoting Ethnic Unity and Progress”. A law that denies peoples the right to exist as peoples cannot legitimately claim to promote “progress”.
Under the guise of “ethnic unity”, it institutionalizes political, cultural, linguistic and identity assimilation. The very language of this law exposes the Chinese Communist Party’s neo-colonial logic: calling the erasure of peoples “progress”, their forced assimilation “unity”, and their subjugation “harmony”.
Contrary to Beijing’s official narrative, the Tibetan, Uyghur and Mongol peoples have never been “Chinese ethnic minorities” and never will be. They are distinct peoples, each with its own history, civilization, language, culture, territory and identity.
If displaying a photograph of the Dalai Lama becomes a crime, then it is freedom of conscience itself that is on trial.
Today, Zhang Yi is being prosecuted for showing a photograph.
Tomorrow, what other simple act will be treated as a crime? A glance? A word? A book? A prayer? A memory?
We do not forget the Chinese people. They too suffer from the absence of freedom. For decades, millions of Chinese citizens have endured censorship, surveillance, arbitrary detention, enforced disappearances and repression simply for wishing to think, write or speak freely. Yet the aspiration for freedom, democracy, the rule of law and human dignity remains alive throughout Chinese society.
By arresting Zhang Yi in Tibet for displaying a photograph of the Dalai Lama, the Chinese Communist Party reveals a truth it is determined to suppress: the deepest aspirations of the Tibetan and Chinese peoples are not opposed. They converge in a common pursuit of freedom, justice and human dignity. Today, Zhang Yi has become the symbol of this meeting between Tibetan resistance and the Chinese democratic aspiration.
France-Tibet expresses its solidarity with all the women and men in China who continue, despite the risks, to defend democracy, human rights and the rule of law through peaceful means.
Because freedom has no nationality.
Because human dignity knows no borders.
Because no people should ever be deprived of the right to be itself.
France-Tibet demands the immediate and unconditional release of Zhang Yi and calls on Switzerland, France, the European Union and all democratic nations to condemn this latest attack on freedom of expression, freedom of conscience and fundamental rights.
In the context of decolonization, General Charles de Gaulle, who welcomed and adopted a group of Tibetan children, including myself, as Pupilles de la Nation(Wards of the French Nation), affirmed that France must recognize the right of all peoples to self-determination. In doing so, he upheld a universal principle that is now enshrined in the Charter of the United Nations: every people has the right to exist as a people and to determine its own future freely.
“This is why (…) France will continue on its path: the path of the right of peoples to self-determination. It is the path of reason and the path of humanity.”
Charles de Gaulle
Press Conference, 5 September 1960
For France-Tibet
The Little Silly Tibetan, Ugen
Vice-President

