« est devenu une cause de tensions dans la région. »
Perdre espoir
Les membres de la famille d’une jeune nonne tibétaine, détenue en 2008, ont quant à eux perdu espoir qu’elle puisse être encore en vien’ayant jamais reçu aucune information à son sujet, depuis qu’elle avait été placée en détention, selon les dernières déclarations d’ un groupe de défense des droits des Tibétains basé en Inde.
» Yeshe Lhakdron, une religieuse de 25 ans de Drakkar, du Comté de Kardze préfecture, avait été arrêtée en même temps de deux autres compagnes, il y a de cela huit ans, après que le groupe ait lancé publiquement un appel pour la liberté du Tibet, allant ainsi à l’encontre des réglèments de Pékin » déclarait, ce jeudi 7 juillet 2016, le Centre tibétain pour les Droits de l’Homme et la Démocratie (TCHRD .
« A la suite de leur interrogatoire en garde à vue au cours duquel elles aveint été été soumises à des coups et àla torture, les religieuses avaient été envoyées dans un hôpital gouvernemental du Comté de Kardze», selon le TCHRD, ajoutant que les membres des familles ne sont pas autorisés à rendre visite aux religieuses pendant leur traitement dans un l’hôpital.
Les infirmières de l’hôpital ont déclaré que l’une des religieuses était morte, et l’ une des deux autres nommée Sangye Lhamo avait finalement été libérée après avoir purgé deux ans en prison, toujours selon TCHRD.
« Mais [Yeshe] Lhadron n’est jamais rentrée chez elle selon l’ ONG.
Faute de preuves solides au sujet de la mort de Lhakdron, les membres de la famille « ont encore du mal » pour arriver à tirer une conclusion au sujet de son destin, mais ont cependant conduit des rites funéraires pour elle dans divers monastères, ajoute le TCHRD.
Contrôles gouvernementaux
Les Tibétains vivant dans la préfecture de Kardze sont connus pour leur fort sentiment d’identité nationale tibétaine et le montrent fréquemment lors de manifestations isolées ou en groupes.
Monastères et couvents dans le Comté Kardzefonctionnent maintenant sous contrôle gouvernemental strict et ont été menacés de fermeture si les moines et nonnes qui y vivent se permettaient de se livrer à des activités politiques, y compris la promotion non autorisée de l’étude de la langue tibétaine, selon un résident tibétain de la région a dit RFA.
« [En outre], le cas échéant, moines ou nonnes venaient d’autres endroits pour protester, ils ne seraient plus autorisés à retourner dans leurs propres institutions, et ces monastères ne doivent plus accepter leur retour », a déclaré la source.
« Ces règles peuvent être destinées à contenir toute expression de solidarité et de soutien que pourraient vouloir apporter les moines et les nonnes des monastères de différentes parties du Tibet »
Rapporté par Pema Ngodup et Sonam Wangdu pour RFA service tibétain.
Traduit par Karma Dorjee. Rédigé en anglais par Richard Finney.
Traduction France Tibet]]>