DHARAMSHALA, le 5 janvier. Un tremblement de terre de magnitude 6.8 sur l’échelle de Richter atteint la partie Nord-Est de l’Inde en début de matinée du 4 janvier. Le séisme a aussi secoué les parties sud et sud-est du Tibet.
Le centre Météorologique indien a tracé l’épicentre au niveau du village Noney à Tamenglong autour de 35 kms d’Imphal, la capitale de Manipur. La zone a subit de lourds dégâts en termes d’infrastructures ainsi que la perte de nombreuses vies. « The Times of India » témoigne d’au moins huit morts et d’une centaine de blessés, déplorant la destruction de nombreuses constructions.
Aussi, certaines zones du Tibet comme les préfectures de Nyingtri, Shannan et Chamdo ainsi que la capitale du Tibet – Lhassa – ont elles aussi ressenti le séisme, bien qu’aucune pertes humaines n’aient été déplorées jusqu’ici.
Le responsable de l’agglomération de Metok, situé dans le département du Nyingtri, a déclaré au Xinhua – Agence de presse chinoise – qu’une déclaration préfectorale avait été obtenue pour laisser libre accès au public, aux nombreux dégâts et pertes humaines. Le village de Metok (Inde) est la zone tibétaine se situant le plus proche de l’épicentre.
Le tremblement de terre au Népal de l’année dernière avait lui aussi atteint le Tibet, mais avec beaucoup plus d’effets dévastateurs. De lourds dégâts et des pertes humaines avaient été rapportés dans le village de Kyidrong dans la Région Autonome tibétaine, faisant état de 27 morts ainsi que de 4 personnes portées disparues au cours de l’année 2015. Cependant, les sources indépendantes de Phayul au Népal témoignent du manque d’aide significative dans certains lieux tibétains qui attendent toujours d’en recevoir de la part du gouvernement chinois, en plus de la bâche et des draps de couverture, après presque huit mois de la tragédie.
De plus, dans certaines lieux du Tibet, des instructions strictes ont été données aux tibétains allant à l’encontre de toute acceptation d’aide étrangère. Des officiels chinois leur promettent d’organiser des projets de reconstruction, avec des travaux commençant en mars 2016. Les tibétains ayant subit le tremblement de terre sont soustraits à résister par l’aide de l’extérieur. Ils se débrouillent désormais seuls à travers le rude hiver himalayen en cours, dans des logements de mauvaise qualité et temporaires .
Traduction de Marie CLERGEAU.

