Accueil / Actualités / LHASSA : « La natation serait-elle dangereuse pour la santé des élèves de Lhassa, pendant les congés scolaires » ? pas de natation, ni téléphone, ni internet et surtout pas de religion » … Ahurissant
20/07/18 | 16 h 01 minpar Free Tibet / Traduction France Tibet
LHASSA : « La natation serait-elle dangereuse pour la santé des élèves de Lhassa, pendant les congés scolaires » ? pas de natation, ni téléphone, ni internet et surtout pas de religion » … Ahurissant
Pendant les vacances scolaires, il est ordonné aux parents d’élèves de restreindre les activités de la vie quotidienne de leurs enfants.
Bientôt, les élèves d’une école de Lhassa seront en vacances d’été mais un certain nombre d’activités leur ont été interdites par les autorités [ chinoises… bien sûr…].
Les parents des élèves du collège-lycée n°3 de Lhassa ont été obligés de signer une note cherchant à contrôler leurs enfants pendant les vacances.
La note, obtenue par le partenaire de Free Tibet, Tibet Watch, ordonne :
1- Lors des vacances, les élèves doivent se concentrer sur leurs études, leur santé physique et morale.
2- Lors des vacances, les élèves doivent être empêchés de s’engager dans des activités religieuses. Plus encore, leurs familles doivent promouvoir un style de vie sain et doivent prendre des mesures de préventions contre les maladies. Si toute maladie est découverte, elle doit être déclarée à l’hôpital de gouvernement de la Région Autonome du Tibet
3- Les élèves ne doivent à pas utiliser leurs téléphone et participer à des activités illégales comme répandre des rumeurs. (#fakenews, Note roublarde du traducteur).
4- Les familles doivent interdire à leurs enfants de se rendre dans des cybercafés et les salles des fêtes et ne doivent pas participer à toute activité qui nuirait à leur croissance. Il doit aussi leur être interdit de nager pendant les vacances d’été.
5- Comme l’école fera des réparations pendant les vacances, tout le matériel, dont les matelas et les fournitures scolaires, doivent être rempor dans les familles.
6- Cette, après signature, sera conservée par l’établissement scolaire. Si les lignes directrices ne sont pas respectées, l’école ne sera pas responsable.
* La restriction religieuse continue ainsi de s’intensifier. Bien que la note ne soit pas spécifique sur le genre de restrictions, d’autres notes similaires en d’autres écoles et villes font référence à la visite de monastères et de temples.
** « répandre des rumeurs » fait référence à l’article pénal 105, amendé en novembre 2015, lequel stipule « la répression des personnes qui fabriquent ou répandent délibérément des rumeurs qui causent le chaos social et l’interruption d’une vie normale ».
« Au Tibet, la plaie ouverte des mines de lithium » |Par Brice Pedroletti (Garzê, envoyé spécial)
Dans la province chinoise du Sichuan, l’essor des moteurs électriques empoisonne la vie des habitants.
LE MONDE | • Mis à jour le |Par Brice Pedroletti (Garzê, envoyé spécial)
La piste cahoteuse longe la rivière Liqi puis bifurque vers une retenue d’eau. L’altimètre indique 4 200 mètres. Le dernier village et son monastère sont à quinze kilomètres. Un gardien débonnaire nous laisser passer sans ciller à travers la zone minière de Jiajika, sur les hauts plateaux tibétains de Garzê, dans la province chinoise du Sichuan. Jiajika est le plus vaste gisement de spodumène d’Asie, un minerai présent dans les roches magmatiques dont l’on extrait du lithium, avec lequel sont fabriquées les batteries électriques rechargeables.
L’exploitation de mine, plus coûteuse que celle de lacs asséchés en altitude, intéresse de plus en plus les producteurs chinois. Deux d’entre eux sont présents à Jiajika : Rongda, qui appartient au même groupe que le géant chinois de la voiture électrique BYD ; et, à quelques kilomètres, Tianqi, exploitant de la mine de Greenbushes en Australie, en passe de devenir l’un des plus gros producteurs mondiaux de lithium. La mine de Tianqi est encore en chantier.Tout est comme figé : des passerelles couvertes qui montent ou descendent entre les vastes bâtiments neufs signalent le circuit des blocs de pierre après leur extraction. Vers l’est, les pics enneigés du Zhakra, une montagne sacrée, se découpent sur l’horizon.
L’ennui, c’est que Rongda, la seule mine opérationnelle à ce stade, a par deux fois déjà provoqué des épisodes de pollution – en 2013, puis en mai 2016, deux jours après avoir redémarré. « La rivière est devenue noire, ça puait, puis on a retrouvé des yaks morts. Ils buvaient, ils marchaient puis ils s’écroulaient après. Il y avait beaucoup de poissons morts aussi », nous dit un jeune Tibétain croisé en voiture sur le site de Jiajika avec un compagnon.
« Tout le monde est inquiet »Le jeune homme, qu’on appellera Dorje, est vêtu de la veste fourrée tibétaine. Il sort du coffre un appareil photo et montre la mine prise au téléobjectif. Plus d’un an après l’incident,…