Il avait déjà porté plainte l’année dernière pour une affaire révélée par Le Point, un piratage d’une boîte mail personnelle. Mais ce nouveau scandale dépasse de loin le premier. Le 25 mars, la justice américaine a rendu publique l’inculpation de sept pirates informatiques chinois du groupe APT31, identifiés grâce à une enquête du FBI. Parmi les cibles des 10 000 e-mails infectés envoyés en 2021 par cette unité basée à Wuhan et liée au Guoanbu, le service de renseignements chinois, se trouvaient les membres de l’Alliance interparlementaire sur la Chine (IPAC, selon l’acronyme anglais), dont André Gattolin, l’un des fondateurs, présidait la branche française.
Fondé en 2020, ce groupe d’alerte international sur les droits de l’homme en Chine et son ingérence dans les démocraties a été un moteur de la prise de conscience dans les opinions occidentales de la fermeture totalitaire du régime chinois et des menées agressives de ses services. André Gattolin, qui a quitté le Sénat en octobre 2023, y était vice-président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense. Il fut chargé à partir de juin 2021 d’un rapport sur les ingérences étrangères dans les universités.
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