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25/02/26 | 11 h 29 min

Washington nomme un nouvel émissaire américain pour le Tibet Riley Barnes, Pékin dénonce une «ingérence dans ses affaires intérieures»

Riley M. Barnes

Le secrétaire adjoint américain à la démocratie, aux droits de l’homme et au travail, Riley Barnes, le 22 janvier 2026.
Le secrétaire adjoint américain à la démocratie, aux droits de l’homme et au travail, Riley Barnes, le 22 janvier 2026. Marvellous DUROWAIYE / REUTERS
Depuis plusieurs années, les États-Unis craignent que la Chine ne s’immisce dans le choix du successeur à l’actuel dalaï-lama, prix Nobel de la paix âgé de 90 ans fustigé par Pékin.
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a annoncé mardi la nomination d’un nouvel émissaire des États-Unis chargé de promouvoir la protection des Tibétains, s’attirant une réaction courroucée de Pékin qui a dénoncé une «ingérence dans ses affaires intérieures».
Le secrétaire d’État américain a déclaré que Riley Barnes, son adjoint en charge de la démocratie, des droits humains et du travail, serait le nouveau coordinateur spécial pour les questions liées au Tibet, territoire que Pékin considère comme faisant partie intégrante de la Chine.
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«Les États-Unis restent attachés au soutien des droits inaliénables des Tibétains et de leur patrimoine linguistique, culturel et religieux à part», a écrit Marco Rubio dans un message publié mardi à l’occasion du Nouvel An tibétain. Ce poste de coordinateur spécial pour le Tibet est inscrit dans la loi, aux États-Unis, depuis 2002.
«Aucune ingérence de quelconque force extérieure»
«La création par les États-Unis du soi-disant coordinateur spécial pour les questions tibétaines interfère avec les affaires intérieures de la Chine, et la Chine ne l’a jamais reconnue», a dénoncé mercredi le ministère des Affaires étrangères chinois. «Les affaires du Tibet sont les affaires intérieures de la Chine et elles ne tolèrent aucune ingérence de quelconque force extérieure», a ajouté la même source.
Depuis plusieurs années, les États-Unis craignent que la Chine ne s’immisce dans le choix du successeur à l’actuel dalaï-lama, prix Nobel de la paix âgé de 90 ans fustigé par Pékin. La Chine qualifie de rebelle et de séparatiste le chef spirituel bouddhiste qui a mené toute sa vie une campagne pour une plus grande autonomie du Tibet.