A ce sujet, nous pouvions noter dans la presse* de l’ époque :
Auréolé d’un Prix Nobel de la paix en 1989, Tenzin Gyatso – le nom du 14ème dalaï-lama – est reçu à titre privé à l’ Elysée par le président François Mitterrand. Une entrevue qui ne pouvait laisser indifférente la Chine, déjà échaudée par la vente d’armes à Taïwan au début des années 1990. A Paris, le dalaï-lama dénonce la colonisation chinoise du Tibet et « l’immigration massive » de Chinois sur le territoire annexé
A Grenoble, il lance un appel explicite à la France : « Je considère qu’il est de la plus haute importance que de votre côté, vous fassiez d’une façon ou d’une autre pression sur le gouvernement chinois afin que de véritables négociations puissent s’ouvrir ».
En octobre 2002, grâce aux pressions internationales, émanant de chefs d’État, dont le président français Jacques Chirac, et d’associations de défense des droits de l’homme, en particulier la Fondation Dui Hua**, Ngawang Sangdrol***, nonne tibétaine, fut libérée pour « raison médicale » après 11 ans d’incarcération dans la sinistre prison de Drapchi, alors qu’elle était condamnée à 23 ans.
Suite à sa libération, Ngawang Sangdrol, Tibétaine fut reçue par Jacques Chirac à Paris.
L’ancien président Jacques Chirac était apparu très touché par le récit de Ngawang Sangdrol.
Un appel suivi d’ effet, lancé par France Tibet, appel que nous avions adressé par fax à l’ époque, au Secrétariat de l’ Elysée, quelques jours avant le 24 octobre 1999, date de la visite officielle en France du président chinois Jiang Zemin et de l’ invitation privée faite par Jacques Chirac, dans son château de Bity en Corrèze.
La réponse nous parvenait dans les deux heures… et dans la foulée toutes les associations et ONG concernées par la question des droits de l’ homme au Tibet étaient convoquées pour une réunion préparatoire autour du Conseiller Asie, afin de prendre note des doléances concernant les prisonniers politiques, les transplantations d’ organes, les camps de rééducation et le respect des droits fondamentaux au Tibet.
Quelques jours plus tard, nous étions à nouveau réunis et recevions la confirmation que ce sujet avait été évoqué …
Merci Monsieur Chirac, Monsieur le Président, pour votre écoute toujours attentive et efficace.