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La documentariste Marie Amiguet a suivi au Tibet le photographe Vincent Munier et l’écrivain-voyageur Sylvain Tesson, partis sur les traces de la mythique panthère des neiges. Le film qu’elle en a tiré, dont Le Figaro Magazine est partenaire, sort en salle .
Il y a deux ans, Sylvain Tesson recevait le prix Renaudot essai pour son récit merveilleux La Panthère des neiges (Gallimard). Dans ce livre, qui a enchanté plus de 500.000 lecteurs, il décrivait ses semaines d’affût à 5000 mètres d’altitude, au Tibet, par -30°, à guetter l’apparition de «la Bête», aussi invisible que mystérieuse. Si Tesson avait pris avec lui son précieux carnet de notes, son compagnon d’expédition, le grand photographe animalier Vincent Munier, avait emmené, lui, une documentariste n’ayant froid ni aux yeux ni aux oreilles pour ramener des images de leur quête : Marie Amiguet.
« Ce film est né d’une idée originale de Vincent, dès 2010, au moment de la préparation de son premier voyage sur le haut plateau tibétain. Se familiariser avec ce nouveau terrain de steppe de haute altitude (5000 mètres), observer et photographier et filmer les yacks sauvages étaient ses objectifs premiers », rappelait Kobalann productions, filiale cinéma de Kobalann éditions, maison fondée par le photographe Vincent Munier.
Vincent Munier, l’un des photographes animaliers les plus reconnus au monde, emmène avec lui l’aventurier et écrivain Sylvain Tesson sur les hauts plateaux tibétains. Ensemble, pendant plusieurs semaines, ils partent à la recherche de la panthère des neiges, l’un des félins les plus rares et les plus difficiles à approcher. Guidé par Vincent Munier, Sylvain Tesson va apprendre à décrypter ces espaces sauvages, redécouvrir l’attente, le silence et l’observation.
Parfois aussi, des enfants surgissent, qui viennent déranger les deux amis, au fond très contents d’être divertis dans leur interminable attente. Servi par une musique habitée, composée par Nick Cave et son complice Warren Ellis (avec une chanson dont les paroles sont signées Tesson lui-même), faisant un usage sobre de la voix off (des formules souvent reprises du livre et dites par l’auteur), ce film est une ode à la nature, à la patience, à l’amitié, à la beauté.

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